Articles et Points de vue

Femmes

R.E. Brown, exégète spécialiste du Quatrième  Evangile, aujourd’hui décédé conclut son ouvrage « La communauté du disciple bien-aimé » par un chapitre sur le rôle des femmes au sein de la communauté johannique. En écrivant ce chapitre son objectif est d’apporter sa contribution au débat sur le rôle des femmes dans l’Eglise. Il écrit « J’ai choisi le Quatrième Evangile à cause du net correctif que l’évangéliste apporte à quelques attitudes ecclésiastiques de son temps – une voix que nous devrions écouter et sur laquelle il faudrait réfléchir quand nous discutons de nouvelles fonctions pour les femmes dans l’Eglise d’aujourd’hui ».

 

Après avoir rappelé que le Quatrième Evangile ne renseigne pas beaucoup sur les offices ecclésiastiques, il note cependant qu’en Jn 12,2 il est dit que Marthe servait à table et fait un parallèle avec l’office de diakonos qui existait dans les Eglises post-pauliniennes.

 

Il montre ensuite en prenant  trois exemples  - la Samaritaine, Marie-Madeleine, Marthe et Marie dans l’épisode de la résurrection de Lazare – et en comparant certaines paroles et certaines actions  avec les Evangiles synoptiques que les femmes dans le Quatrième Evangile ont un rôle proche de celui des apôtres.

 

Dans le chapitre 4 qui relate la rencontre de Jésus  avec la Samaritaine   les villageois croient « à cause de la parole de la femme ». R. E. Brown souligne que cette expression est significative parce qu'elle se rencontre à nouveau dans la prière « sacerdotale » (Jn 17)  de Jésus pour ses disciples : « Ce n'est pas pour ceux-ci seulement que je prie, mais pour ceux-là aussi qui grâce à leur parole croient en moi ». En d'autres termes, l'évangéliste peut décrire à la fois une femme et les disciples (présumés être des hommes) à la dernière Cène, comme rendant témoignage à Jésus par la prédication et amenant ainsi les gens à croire en lui.

 

Avant de commencer l’étude du chapitre 20, R.E. Brown rappelle que dans l'esprit de Paul, les deux conditions essentielles à l'apostolat étaient d'avoir vu Jésus ressuscité et d'avoir été envoyé pour le proclamer et il souligne qu’une clé pour comprendre l'im­portance donnée à l'apostolat de Pierre nous est donnée par la tradition qui le reconnaît comme le premier à avoir vu Jésus ressuscité (1 Co 15,5; Lc 24,34). 

Ensuite il montre que plus qu'aucun autre évangéliste, Jean révise cette tradition concernant Pierre. En Jean 20,2-10, Simon Pierre et le disciple bien-aimé vont au tombeau vide, mais ne voient pas Jésus; en fait, seul le disciple bien-aimé perçoit le sens des linges laissés là et en vient à croire. Et c'est à une femme, Marie­-Madeleine, que Jésus apparaît d'abord, lui enjoignant d'aller annoncer à ses « frères » (les disciples, selon 20,17-18) qu'il monte vers le Père. Certes, ce n'est pas là une mission destinée au monde entier; mais Marie-Madeleine n'est pas loin de vérifier les conditions de base exigées selon Paul pour être apôtre; et c'est elle, et non Pierre, qui est la première à voir Jésus ressuscité. Le titre « d'apôtre des Apôtres » lui fut attribué.

 

La profession de foi de Marthe dans l’épisode de la résurrection de Lazare peut être comparée à celle de Pierre. L'épisode le plus célèbre où Pierre durant le ministère de Jésus affirme sa foi se déroule à Césarée ; il proclame « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. » (Mt 16,16). Le parallèle le plus proche de cette confes­sion se trouve dans le quatrième évangile en Jean 11,27 : « Tu es le Christ, le Fils de Dieu  », et cela sur les lèvres d'une femme, Marthe, soeur de Marie et de Lazare. Et cette confes­sion vient dans le contexte d'une plus grande révélation de Jésus à Marthe : c'est à une femme qu'est révélé le mystère de Jésus comme la Résurrection et la Vie! Si d'autres commu­nautés chrétiennes se représentaient ainsi Pierre comme celui qui, en une suprême confession, reconnut Jésus comme le Fils de Dieu, et auquel en premier lieu apparut Jésus ressuscité, la communauté johannique a associé de tels souvenirs à des héroïnes comme Marthe et Marie-Madeleine.

 

Pour R.E. Brown, Jean dépeint Simon Pierre comme l'un seulement des héros et héroïnes, suggérant ainsi que l'autorité ecclésiastique n'est pas le seul critère pour juger de l'importance relative de ceux qui suivent Jésus.  Il note ensuite que pour Jean la qualité de disciple est la catégorie principale, et qu'il comptait des femmes comme disciples de choix, quand il nous disait que Jésus aimait Marthe et Marie, et que Marie-Madeleine était l'une de « ses propres » brebis qu'il appelait par leur nom.

 

R.E. Brown conclut son livre ainsi :  « En recherchant le témoignage du quatrième évangile, on est encore surpris de voir dans quelle mesure hommes et femmes étaient déjà, dans la communauté johannique, sur un pied d'égalité dans le troupeau du Bon Pasteur. Elle semble avoir été une commu­nauté où, dans les affaires qui intéressaient réellement les disciples du Christ, il n'y avait aucune différence entre hommes et femmes - un rêve de Paul (Ga 3,28) qui n'était pas complètement réalisé dans ses communautés. Mais Jean lui-même nous a laissé une curieuse note d'incomplétude : les disciples, surpris de l'ouverture de Jésus avec une femme, n'osaient pas encore lui demander : « Qu'attends-tu d'une femme? » (Jn 4,27). Le temps ne serait-il pas venu dans l'Église du Christ de poser une telle question? »

 

 

 

A partir du livre : La communauté du disciple bien-aimé, R.E.Brown, Cerf, Paris 2002.


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Lundi 8 novembre 2010 1 08 /11 /Nov /2010 19:19

Elle fait partie de ces milliers de femmes sans nom de la Bible. Mais elle a bel et bien existé. Deux traditions bibliques se conjuguent, sans s’être concertées, pour mettre en relief le fait que Pierre était marié. Dans un récit paisible, la tradition des évangiles synoptiques présentera la belle-mère de Pierre et dans une diatribe véhémente, la tradition paulinienne fera émerger la femme de Pierre.

 

 

La tradition évangélique : la belle-mère de Pierre

 

Cette tradition trouve ses racines dans la vie concrète de Jésus en l’an 28. Il commence son action en Galilée et s’établit quelques heures à Capharnaüm, la ville de Pierre.

 

Environ quarante ans plus  tard, quand paraît le premier Evangile, celui de Marc, la belle-mère de Pierre apparaît comme la première femme mentionnée dans la tradition évangélique écrite. Dans le récit on passe de la synagogue (sphère religieuse) à la maison  (sphère profane). Dans cette maison, cinq hommes sont debout, dont Jésus. Une femme fiévreuse, la belle-mère de Pierre, est couchée. Jésus la relève. Elle se met au service des visiteurs.

 

Et aussitôt sortant de la synagogue, ils allèrent dans la maison de Simon (Pierre) et d’André, avec Jacques et Jean. La belle-mère de Simon était couchée, fiévreuse, et aussitôt ils parlent d’elle à Jésus. Il s’approcha, la fit se lever, en lui prenant la main. La fièvre la quitta. Et elle les servait (Mc 1, 29-31).

 

Le fait que Pierre ait une belle-mère était dans l’ordre naturel des choses. Cela le restera dans la suite. Marc le rappelle dans les années 70. Dans les vingt années suivantes, Luc 4, 38-39 et Matthieu 8, 14-15 reprendront le texte de Marc en le situant dans leur projet, mais sans remettre en cause la mention de la belle-mère de Pierre. Il était tout à fait normal qu’un apôtre, même le premier d’entre eux, fût marié.

 

 

La tradition paulinienne : une épouse chrétienne

 

 

Paul n’a pas connu Jésus de Nazareth. Il n’a pas été témoin de son attitude ouverte et révolutionnaire vis-à-vis des femmes… Les lettres de Paul ne font mention que de trois événements concernant le « Jésus de l’histoire ».

  1. Sa naissance est exprimée en quelques mots : « Dieu envoya son Fils, né d’une femme, né sujet de la loi » (Ga 4,4)
  2. Sa mort rappelée à plusieurs reprises par la mention de la croix, notamment en Philippiens 2,8 : « Il s’humilia plus encore, obéissant jusqu’à la mort, et à la mort sur une croix ! »
  3. Enfin, le souvenir du dernier repas de Jésus transmis à Paul par la pratique chrétienne (1 Co 11, 23-27).

 

 

Mais Paul a connu Pierre. Dans ses épîtres, il le désigne d’habitude (sept fois) par son nom hébreu « Céphas » (le rocher). Deux fois il l’appelle « Pierre ». Ceci quand il évoque la double mission qui leur est confiée : « Celui qui avait agi en Pierre pour faire de lui un apôtre des Circoncis, avait pareillement agi en  moi en faveur des Nations » (Ga, 2, 7-8). Si Paul reconnaît en Céphas une des colonnes (de l’Eglise ?) (Ga 2,9), il n’hésite pas à le vilipender « devant tout le monde » quand il ne « marche pas droit » (Ga 11, 14).

 

 

 

La diatribe paulinienne : la femme de Céphas

 

Environ quinze ans avant la rédaction de l’évangile de Marc (2), dans sa première lettre aux Corinthiens (3), Paul, piqué au vif par ses détracteurs, défend sa manière de vivre et celle de ses compagnons. Il écrit entre autres :

 

Ma réponse la voici : « N’avons-nous pas le droit de manger et de boire ? N’avons-nous pas le droit d’emmener une femme sœur, comme les autres apôtres et les frères de Seigneur et Céphas ? » (1 Co 9, 4-5)

 

L’expression grecque adelphen gunaïka  signifie « une soeur femme », c’est-à-dire une épouse chrétienne (4).

 

L’énervement de Paul face à ses détracteurs confirme donc la tradition évangélique selon laquelle Pierre était marié. Bien plus, il la complète en parlant de son épouse et en la présentant comme prenant part à ses voyages missionnaires. Merci Paul ! Ce fut aussi le cas pour d’autres apôtres, les frères du Seigneur, pour Aquila et Priscille (Rm 16, 3 ; 1 Co 16, 19 ; 2 Tm 4, 19), et peut-être aussi pour Andronicus et Junie qualifiées d’apôtres en Romains 16, 7.

 

 

Questions

 

 

Cette conjugaison étonnante entre la tradition synoptique et la tradition paulinienne est-elle un hasard ? Est-elle un « sourire » de l’Esprit ? Pourquoi pas les deux ? En tous les cas on ne peut pas les gommer.

 

Une suggestion pour ceux qui aujourd’hui s’évertuent à faire revivre les anciennes traditions…

 

Remettez en honneur le pèlerinage à sainte Pétronille, regardée comme la fille de saint Pierre (5) et vénérée au Moyen Âge à Avolsheim, près du Dompeter. Il paraît qu’elle est très efficace contre la fièvre… Malheureusement, le cardinal Constantin de Rohan a supprimé ce pèlerinage au 18ème siècle et le sarcophage supposé de Pétronille a été détruit pendant la guerre de 1870.

 

Pourquoi ne pas faire revivre cette ancienne tradition ? Pour l’inauguration on inviterait Benoît XVI. Il pourrait ainsi honorer son 265ème prédécesseur, sa belle-mère, son épouse et sa fille Pétronille.

 

 

Albert Hari

 

                                                

(1) Bien entendu Pierre ne se considérait pas comme le premier « pape ». Le mot originaire du grec papas, signifiant « papa » sera d’abord employé à l’égard des évêques (3ème siècle), spécialement (6ème siècle) puis exclusivement (9ème siècle) à l’égard de l’évêque de Rome (cf. Le Robert, Dictionnaire historique de la langue française). Mais l’insistance des pontifes romains de s’affirmer comme successeur de Pierre et de faire de lui le premier de leur lignée risque de fausser la réalité de la vie du pêcheur de Galilée. D’où les guillemets du titre de cet article.

(2) Cet évangile a probablement été rédigé vers l’année 70.

(3) Cette lettre peut être datée de l’année 54.

(4) Traduction : Bible de Jérusalem « une épouse croyante», lit « une sœur comme femme ». Traduction œcuménique de la Bible : « une femme chrétienne ». Osty : « une femme-sœur ». Crampon (1938) : « une sœur ».

(5) D’après la passion des saints Nérée et Achille. La tombe de Pétronille se trouvait dans la basilique dédiée à ces deux saints (fin du 4ème siècle).


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Jeudi 1 avril 2010 4 01 /04 /Avr /2010 20:21

Le 11 juillet 2009, en l’église Saint-Thomas, eut lieu la première ordination presbytérale d’une femme dans l’histoire presque bimillénaire de la présence chrétienne dans la ville de Strasbourg. Christine Louise Bloomfield a été ordonnée prêtre selon le rite de l’Eglise anglicane en présence de Mgr Richard Garrard évêque pour l’Europe de cette Eglise, entouré du collège presbytéral présent en France.

 

 

La nouvelle ordonnée réside dans la région strasbourgeoise et est membre de la paroisse Saint-Alban du diocèse d’Europe de l’Eglise d’Angleterre. Diacre depuis juillet 2008, elle assistera désormais le responsable (priest in charge) de cette paroisse à Strasbourg et présidera l’eucharistie que la communauté célèbre chaque dimanche dans l’église des dominicains du boulevard de la Victoire. 


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Jeudi 1 avril 2010 4 01 /04 /Avr /2010 20:15

Les racines

 

Pendant sa vie publique Jésus a fréquenté des pauvres et des riches, des gens du peuple et des docteurs de la loi. Les uns écoutaient sa parole comme une parole libératrice. Les autres essayaient de le prendre au piège de leurs raisonnements. L’épisode de la pauvre veuve racontée par Marc met au jour le fossé qui sépare les uns des autres ainsi que le jugement de Jésus à leur égard.

 

L’événement se passe au Temple. D’après Marc, il fait suite à un long passage qui commence par l’expulsion des vendeurs du Temple (Mc 11, 15-19) et qui s’achève par une sévère mise en garde contre les  docteurs de la loi qui « dévorent les biens de veuves, tout en affectant de faire de longues prières » (Mc 12, 38-40). Face à ces veuves exploitées par les docteurs de la loi, Marc présente la pauvre veuve qui donne tout ce qu’elle a.

 

Le texte

 

Jésus s’étant assis face au Trésor du Temple, regardait comment la foule jetait de la monnaie de bronze dans le tronc. Beaucoup de riches y jetaient beaucoup.

Survint une pauvre veuve. Elle jeta deux leptes, soit un quart d’as (1).

Ayant appelé ses disciples, il leur dit : « En vérité je vous le dis, cette pauvre veuve a jeté plus que tous ceux qui ont jeté dans le Trésor. Car tous ont jeté de leur superflu, mais elle a jeté de son indigence tout ce qu’elle possédait pour vivre » (Mc 12, 41-42).

 

 

 

 

Aujourd’hui

 

Jésus met le doigt sur l’essentiel : ce qui compte ce n’est ni l’argent, ni le paraître, mais le don de soi. De cet enseignement, la pauvre veuve est le docteur. Non par des discours, mais par sa vie. Aujourd’hui, n’avons-nous pas à recevoir des leçons de vie par les tout-petits autour de nous et à travers le monde ?

 

 

 

Traduit et commenté par Albert Hari

 

 

 

 

 

(1) Le lepte était la plus petite piécette. D’après Mt 10, 29, on pouvait acheter deux moineaux pour un as. Ce que la veuve a donné permettait juste d’acheter un demi-moineau.

 

 

 

 

Retrouvez toutes les autres femmes de la Bible dans l’ouvrage d’Albert Hari, Découvrir toutes les femmes de la Bible, Editeur Novalis, Montréal, 2007.

L’ouvrage est disponible en librairie (Oberlin à Strasbourg, Hartmann à Colmar) et chez l’auteur.


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Jeudi 1 avril 2010 4 01 /04 /Avr /2010 19:05

Les racines

 

Au deuxième siècle avant Jésus-Christ, occupations étangères, persécutions et guerres se succédaient en Palestine. L’avenir était sobre. Pour redonner courage au peuple, un auteur biblique compose un « roman » (1) extraordinaire. L’histoire se passe quelques siècles plus tôt au temps de Nabuchodonosor. La ville de Béthulie est assiégée, affamée, vouée à la destruction et la population à la mort ou à l’esclavage. Judith, une riche veuve, aidée par sa servante, va accomplir une action décisive. Elle sort de la ville, passe au camp ennemi et séduit le général en chef, Holopherne. Fou d’elle, il organise une fête en son honneur. Mais il a tellement bu qu’il s’endort sur sa couche. Judith reste seule avec lui.

 

 

Le texte

 

Judith, près du lit, dit en son cœur : « Seigneur Dieu de toute puissance, en cette heure regarde l’action de mes mains pour la grandeur de Jérusalem… » Elle s’avança vers la traverse du lit, près de la tête d’Holopherne. Elle saisit la chevelure de sa tête et elle dit : « Seigneur, Dieu d’Israël, rend-moi forte en ce jour ! » Par deux fois elle frappa sa nuque de toute sa vigueur et lui coupa la tête…

Peu après elle sortit et donna la tête à sa servante qui la mit dans le sac à provision. Elles sortirent toutes les deux ensemble, comme d’habitude, pour aller prier… Elles gravirent la montagne de Béthulie et arrivèrent à ses portes… Judith montra la tête aux gardiens et dit : « Voici la tête d’Holopherne… Le Seigneur l’a frappé d’une main de femme. Vive le Seigneur qui m’a gardée sur la route où j’allais ! Car mon visage l’a séduit pour sa perte. Il n’a pas péché avec moi pour ma honte et mon déshonneur ! » (Judith, 13, 4-16).

 

Aujourd’hui

 

Ecrit à un moment où « l’antiféminisme » sévissait dans certains milieux d’Israël (1), le « Roman » de Judith a pu contribuer non seulement à critiquer la misogynie, mais aussi à mettre en relief le rôle que pouvait jouer une femme pour la libération de son peuple et à réveiller la foi en Dieu libérateur. Qui écrira le Roman de Judith et de sa servante aujourd’hui ? Dans quelles instance l’auteur les ferait-il entrer, non pas pour couper des têtes, mais pour libérer ceux qui sont enfermés dans des certitudes qu’ils croient immuables, comme on croyait immubale l’affirmation que le soleil tourne autour de la terre.

 

 

Traduit et commenté par Albert Hari

 

 

 

 

(1) A cette époque l’utilisation du Roman ou de la Nouvelle était répandue. La Bible en contient plusieurs : Jonas, Suzanne (en Daniel 13) et Esther.

(2) Voir par exemple un texte datant du 2ème siècle avant Jésus-Christ : l’Ecclésiastique (ou Sirac) 25, 13-26.

 

 

 

 

Retrouvez toutes les autres femmes de la Bible dans l’ouvrage d’Albert Hari, Découvrir toutes les femmes de la Bible, Editeur Novalis, Montréal, 2007.

L’ouvrage est disponible en librairie (Oberlin à Strasbourg, Hartmann à Colmar) et chez l’auteur.


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Jeudi 1 avril 2010 4 01 /04 /Avr /2010 18:37
 
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