Interview de Guy Aurenche accordée à la revue Les Réseaux des Parvis, à paraître dans n° 51 (1) Humaniser le monde avec et par delà la religion Face aux drames que connaît le monde actuel, le CCFD-Terre Solidaire déploie une créativité peu commune par ailleurs dans le catholicisme romain. D’où lui vient-elle ? Le CCFD-Terre Solidaire s’est développé en tension permanente entre la société et l’évangile, porté par un triple mouvement. La première dynamique qui nous anime est celle du monde dans lequel nous vivons. Elle est à l’origine de notre organisme et en a commandé l’évolution. C’est en cheminant avec la communauté humaine au fil des événements, en partageant ses joies et ses soucis, que nous avons lié alliance avec elle, et c’est de là que provient notre crédibilité. Il me semble éclairant à cet égard de souligner que le CCFD est né d’un appel au secours de la société civile, d’une initiative laïque et non pas religieuse. Lorsque la FAO a lancé une collecte mondiale contre la […]
C. MARIE MADELEINE À TRAVERS LES SIÈCLES 1. Marie de Magdala est rapidement récupérée par le courant gnostique [22] Il est étonnant de voir que Marie Madeleine ne trouve qu’une place assez restreinte dans les écrits « non canoniques » (apocryphes) [23] , à l’exception du courant gnostique, dans lequel elle fait une entrée remarquable. Gnose signifie la connaissance. Les écrits gnostiques témoignent d’un courant mystique répandu dans le monde hellénistique et juif dans les premiers siècles de notre ère. Pour la gnose le salut se réalise par la connaissance des mystères... et nécessite l’initiation aux secrets. Dans les Églises gnostiques, contrairement à la grande Église qui donnera à Pierre la première place, le rôle de Marie de Magdala est prépondérant, plus important que celui des apôtres, car elle eut le privilège de la première apparition après la résurrection... Ces écrits ne disent pas grand chose de sa vie, mais suggèrent qu’elle doit être regardée comme la première des […]
B. MARIE MADELEINE D’APRÈS LE TÉMOIGNAGE DES ÉVANGILES Avant la rédaction des Évangiles, entre l’exécution de Jésus (en 30) et la rédaction des Évangiles (entre 65 et 100), un temps assez long s’est écoulé. Pendant ces années : Le christianisme est sorti des frontières géographiques de la Palestine et des frontières culturelles du judaïsme. Toutes les lettres écrites de la main de Paul ont paru. Elles ne contiennent jamais la dénomination « Jésus de Nazareth » et ne font aucune allusion à Marie Madeleine. Ce n’était pourtant pas le silence absolu. De nombreuses traditions orales, et probablement des écrits sur l’action et les paroles de Jésus aujourd’hui disparus, ont pu être produits en différents endroits... Quand Paul disparaît (probablement en 67), Marc qui a connu Paul, écrit son Évangile. Luc, Matthieu et Jean suivront. Paul avait annoncé Jésus Christ ressuscité. Les évangélistes vont mettre en scène cette résurrection[12]. Leurs récits sont des témoins historiques sur la […]
Par Albert Hari Depuis un certain temps, Marie de Magdala ou Marie Madeleine est revenue sur le devant de la scène ceci - entre autres - grâce à un roman policier que beaucoup ont pris pour un traité de théologie. De nombreuses questions sont posées concernant Marie Madeleine. A-t-elle existé ? Qui était-elle vraiment ? Que peut-on dire d’elle historiquement ? Par quels documents la connaissons-nous ? Quels étaient ses rapports avec Jésus ? Comment les Évangiles en parlent-ils ? Comment la tradition chrétienne en a-t-elle transmis le souvenir ? Une grande confusion règne à ce sujet. Jésus était-il célibataire ou marié ? l’Église a-t-elle occulté des vérités historiques ? Un premier regard nous invite à rejoindre Marie de Magdala disciple de Jésus dans les années 28-30. Un deuxième regard examinera ce qui a été écrit par les quatre évangélistes dans les années 65 à 100. Enfin nous examinerons le sort réservé à Marie Madeleine au cours de 19 siècles de christianisme. A. LE REGARD DE […]
Le 19 juin dernier les prêtres et diacres d’Autriche ont lancé un appel à la désobéissance. Pour le moment il a été signé par plus de 300 prêtres et diacres sur un total de 3900 prêtres et 600 diacres que compte l’Autriche. Voici l’original de cet appel. La traduction française : Appel à la désobéissance Le refus romain d’une réforme de l’Eglise nécessaire depuis bien longtemps et l’inaction des évêques non seulement nous autorisent, mais nous obligent à suivre notre conscience et à agir de notre propre initiative : Nous prêtres voulons porter à votre connaissance nos intentions futures : Nous allons à l’avenir lors de chaque célébration intercéder en vue d’une réforme de l’Eglise. Nous prenons au sérieux la parole biblique : Demandez et vous recevrez. Ce qui compte devant Dieu, c’est la liberté de parole. Par principe, nous n’allons pas refuser l’accès à l’eucharistie aux croyants de bonne volonté. Ceci s’applique en particulier aux divorcés-remariés, aux membres d’autres Eglises […]
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