Des femmes et des hommes rassemblés au nom de l’Evangile En attendant les actes de ce rassemblement qui paraîtront en mai 2011 voici un aperçu de ce que nous avons partagé pendant ces deux jours. Lors de l’ouverture de la rencontre Cécile Entremont a rappelé les valeurs communes des parvis à savoir : la fidélité au message de l'Évangile la primauté de l'humain et des chemins d'humanisation la nécessité du dialogue et du débat, la fraternité humaine et la solidarité face à toutes les exclusions la liberté de recherche spirituelle et théologique. Quatre conférences ont ponctué ces journées. Dieu dans les quêtes spirituelles de nos contemporains - Lytta Basset, Philosophe et théologienne protestante, ancienne doyenne de la faculté de théologie de l'université de Neuchâtel. Aujourd’hui nous assistons à une usure de Dieu. Cependant la question de sens se pose de plus en plus et avec elle apparaît la question du divin. La spiritualité n’est plus le monopole des églises. D’ailleurs nos […]
Il ne suffit plus de se préoccuper du devenir des Eglises, il faut donc prioritairement : Examiner l'évolution du monde auquel est destiné le Message Evangélique Se lever pour lutter contre l'iniquité et la violence inhérentes à cette évolution technique et marchande qui ruine les valeurs constitutives de l'Humanité et met à mal la Planète S'engager dans des lieux de solidarité, de désobéissance et de propositions alternatives Remettre le monde à l'endroit en donnant la parole aux exclus Laisser les prophètes prophétiser et porter à la lumière ce qui est en train de naître. Oui, pour nous le message libérateur de l'Evangile est nécessaire au monde : il ne peut plus être porté par voie d'autorité. C'est le temps pour tous, hommes et femmes, d'en être pleinement responsables dans nos sociétés sécularisées. C'est donc le temps de donner plein essor à nos communautés héritières de Vatican Il pour y vivre le partage authentique de la Parole, des célébrations tissées de nos expériences, […]
R.E. Brown, exégète spécialiste du Quatrième Evangile, aujourd’hui décédé conclut son ouvrage « La communauté du disciple bien-aimé » par un chapitre sur le rôle des femmes au sein de la communauté johannique. En écrivant ce chapitre son objectif est d’apporter sa contribution au débat sur le rôle des femmes dans l’Eglise. Il écrit « J’ai choisi le Quatrième Evangile à cause du net correctif que l’évangéliste apporte à quelques attitudes ecclésiastiques de son temps – une voix que nous devrions écouter et sur laquelle il faudrait réfléchir quand nous discutons de nouvelles fonctions pour les femmes dans l’Eglise d’aujourd’hui ». Après avoir rappelé que le Quatrième Evangile ne renseigne pas beaucoup sur les offices ecclésiastiques, il note cependant qu’en Jn 12,2 il est dit que Marthe servait à table et fait un parallèle avec l’office de diakonos qui existait dans les Eglises post-pauliniennes. Il montre ensuite en prenant trois exemples - la Samaritaine, Marie-Madeleine, Marthe […]
Notre journée s’est organisée autour du thème : « être majeur dans la foi ». En guise d'introduction Jacqueline Kohler nous a proposé une intervention dont le titre était « Tutelle religieuse et liberté évangélique » et qui s’articulait autour des points suivants : la souveraine liberté que donne la foi, l’assujettissement qui accompagne trop souvent la religion, les flux et reflux des tentatives d’émancipation dans l’histoire. L'exposé s'est conclu sur la question: comment vivre l’évangile entre gestion et prophétisme, avec et malgré les institutions ecclésiales. Pour la totalité de l’intervention c’est ici ! Puis Marie-Anne et Fernand Jehl ont présenté quelques critères définissant la majorité civile : être majeur c’est être capable de prendre des responsabilités, savoir analyser ses échecs, savoir travailler avec les autres et exprimer un désaccord sans crainte ni agressivité. La journée s’est poursuivie par des ateliers avec les propositions suivantes : Quels sont les critères […]
Le christianisme face à une suprématie inédite de l’argent Version brève Il y a deux niveaux de lecture pour appréhender l’évolution sociale et religieuse : celui des tendances lourdes déterminées par les structures et les idéologies dominantes, et celui de l’expérience individuelle propre à chacun. Les observations intervenant à ces deux niveaux ne coïncident pas forcément : l’analyse sociologique que nous ferons ce soir oblige à constater que le monde va assez mal et que l’Église ne va guère mieux, alors que notre vécu subjectif peut éventuellement nous paraître plus positif. J’ajouterai que le diagnostic du sociologue, qui porte sur le système social, ne comporte pas de jugement sur les personnes. 1. L’impasse de l’évolution actuelle 1.1. L’ambivalence du progrès Le progrès est en soi bénéfique. Expression de la créativité humaine, il a affranchi l’homme de lourdes contraintes naturelles, lui a permis de diversifier et d’élargir son organisation sociale, ne cesse de l’enrichir […]
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