Le 19 juin dernier les prêtres et diacres d’Autriche ont lancé un appel à la désobéissance. Pour le moment il a été signé par plus de 300 prêtres
et diacres sur un total de 3900 prêtres et 600 diacres que compte l’Autriche. Voici l’original de cet appel.
La traduction française :
Appel à la désobéissance
Le refus romain d’une réforme de l’Eglise nécessaire depuis bien longtemps et l’inaction des évêques non seulement nous autorisent, mais nous
obligent à suivre notre conscience et à agir de notre propre initiative :
Nous prêtres voulons porter à votre connaissance nos intentions futures :
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Nous
allons à l’avenir lors de chaque célébration intercéder en vue d’une réforme de l’Eglise. Nous prenons au sérieux la parole biblique : Demandez et vous recevrez. Ce qui compte devant Dieu,
c’est la liberté de parole.
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Par
principe, nous n’allons pas refuser l’accès à l’eucharistie aux croyants de bonne volonté. Ceci s’applique en particulier aux divorcés-remariés, aux membres d’autres Eglises chrétiennes et à
l’occasion à ceux qui ont quitté l’Eglise
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Nous allons éviter autant que possible lors des dimanches et jours fériés de faire plusieurs célébrations ou de faire intervenir des prêtres
qui sont de passage ou qui sont étrangers à la localité. Il est préférable d’élaborer soi même une célébration de la parole plutôt que d’avoir une liturgie présidée par des acteurs en
tournée
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Nous
allons à l’avenir considérer qu’une liturgie de la parole avec distribution de la communion est une célébration eucharistique en l’absence de prêtres et la nommer ainsi. Nous remplirons ainsi
nos obligations dominicales en cette période de pénurie de prêtres.
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Nous
n’allons pas non plus respecter l’interdiction d’homélie à des laïcs compétents et formés ou à des dames professeurs de religion. Il est nécessaire en ces temps difficiles d’annoncer la parole
de Dieu.
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Nous
allons aussi œuvrer pour que chaque paroisse ait son propre chef, que ce soit un homme ou une femme, marié ou non, que ce soit sa fonction principale ou non. Il ne s’agit pas de faire des
regroupements de paroisses mais de définir une nouvelle image du prêtre.
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En conséquence nous allons donc utiliser toutes les occasions pour nous exprimer en faveur de l’accession à la prêtrise des
femmes ou des personnes mariées. Et nous les accueillerons en tant que collègues prêtres.
De plus nous nous sentons solidaires de tout collègue qui a dû interrompre ses fonctions parce qu’il s’est marié, mais aussi avec celui qui
continue d’exercer en tant que prêtre bien qu’il entretienne une relation. Par leur décision, les uns et les autres suivent leur conscience, comme nous d’ailleurs aussi avec notre protestation.
Nous les considérons de la même manière que le pape et les évêques, comme nos frères. Quels sont ceux qui seront nos prochains, nous ne le savons pas. Un seul est notre maître et nous tous
devrions, en tant que chrétiens et chrétiennes, être des frères et sœurs. C’est la raison pour laquelle nous nous mobilisons, nous intervenons et nous prions.
Amen.
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Samedi 16 juillet 2011
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20:15
faire connaitre, mettre en oeuvre " fais-le ça se fera" disait Cardjin
Il ne semble pas facile de faire taire ces prêtres :
Voir l'article de TC
Et puis sans être d'accord avec eux, l'évèque d'Innsbruck prend prosition sur l'accès à la communion pour les divorcés remarriés.
Ce qui est particulièrement source de joie et d'espérance dans cette démarche, c'est que les signataires ne disent pas "il faudrait" mais "nous faisons et nous allons faire". Tout simplement, sereinement, sans agressivité mais avec le vrai souci de faire vivre leurs communautés. A nous de prendre le relais...
Pour ceux qui lisent l'anglais un article du New York time résumant les dernières intervention au sujet de l'ordination des femmes dans 3 pays.
http://www.nytimes.com/2011/07/23/world/23priest.html?pagewanted=1&_r=1
Merci à ces prêtres et diacres autrichiens qui osent dire tout haut ce que beaucoup pensent toiut bas. C'est dire que je suis tout à fait d'accord avec eux à une exception près : donner et faire donner la communion en-dehors de la Messe, même s'il faudra attendre longtemps l'aval officiel de notre Eglise, parce que, à plus ou moins longue échéance, il faudra des frigos énormes pour conserver les hosties consacrées à distribuer. Et Jésus n'est-il pas aussi présent dans sa Parole que dans son Eucharistie ?.
Un samedi de vacances, tentative de participer à une Eucharistie....
Une église pleine mais à l'heure dite pas de pretre....
Alors les animateurs de chants décident de faire les lectures, les chants... A la fin les gens ont applaudi. Assemblée priante, assemblée chantante,... c'était beau.
Mais assemblée démunie. Il est temps de promouvoir les ADAP, avec des personnes formées, osant commenter la Parole, donner la communion. Il va bien falloir un jour répondre à la question : que fait on sans pretre?
L'appel des pretres autrichiens a le mérite d'exister, il fait suite à l'appel des dominicains hollandais (2005-2006?) et il précède celui de ?
Les questions ne sont pas closes. Et il y a urgence.
Pascale
Autres débats de ces derniers mois:
- cardinal protugais qui ne voit pas d'obstacle théologique à l'ordinationd des femmes... revenu sur ses paroles pour ne pas mettre en cause l'unité de l'Eglise.
- femmes allemandes demandant officiellement l'accès au diaconat.