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Rencontre autour du communiqué de Jonas Alsace « Jusqu’à désobéir ? », proposée par Jonas Strasbourg
Samedi 5 novembre 2011 à 10h du matin, environ 30 personnes sont venues au FEC débattre avec nous autour de notre communiqué « Jusqu’à désobéir ? ».
Après un rappel par Jean-Paul Blatz de nos préoccupations et de nos convictions et une présentation des groupes Jonas par Marie-Anne Jehl l’échange entre participants a pu débuter. Il a duré plus
de 2 heures, et voici un résumé de quelques uns des thèmes abordés.
L’emploi du verbe « désobéir »
Ce verbe est une des caractéristiques fortes de l’action non-violente. Dans le cas qui nous tient à cœur, il s’agit de désobéir à des lois qui
empêchent de manifester la tendresse de Dieu. Plusieurs participants témoignent leur propre « désobéissance » : communier avec des protestants, donner la communion à des divorcés remariés
(prêtre) ou les inviter à aller communier (laïque). Cependant, certains évoquent une gêne avec le verbe « désobéir » car pour eux il renvoie à l’idée de rupture.
Où sont (qui sont) les jeunes ?
Une question a été rapidement posée à savoir comment les jeunes peuvent se sentir ou non concernés par les questions d’institution ecclésiale. La majorité
d’entre eux est hors de toute pratique religieuse et n’a aucune culture dans ce domaine.
Parmi ceux qui se sentent concernés par la foi chrétienne :
Attention au discours global « les jeunes… » .
Des constats de blocages
Au cours de la discussion, des situations de blocage ou de fermeture ont été évoquées. Quelques exemples :
Un ancrage essentiel : l’Evangile
Les personnes présentes ont rappelé que l’Evangile était Bonne Nouvelle pour le monde d’aujourd’hui. Et c’est de cela qu’il faut témoigner. C’est l’avenir du monde
qui doit nous importer, pas celui de l’Eglise (institution). Il faut aller au-devant des gens, sur les parvis, dans nos quartiers. Les mots importants pour aujourd’hui sont partage, service,
proximité.
« Un homme qui sait dire " Je t’aime " marche vers Dieu ».
« Il faut rendre heureux les jeunes » (et les autres aussi !).
Des pistes pour la suite
Un premier constant est qu’il faut continuer… mais comment. Quelques idées ont été proposées :
Il s’agit finalement de relever le défi de l’Evangile « dans le monde de ce temps » ; mettre en route des chantiers qui permettent de toucher du doigt les pratiques
qui incarnent concrètement l’Evangile dans le monde.
Une rencontre du même type se tiendra à Mulhouse le 26 novembre.
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