Publié le 10 Novembre 2013

selestat2013Le 20 octobre 2013, s’est déroulée à Sélestat, la journée régionale annuelle des groupes Jonas d’Alsace. Le matin une célébration a réuni une cinquantaine de personnes. L’après-midi, Monseigneur Jacques Noyer, évêque émérite d’Amiens,

a donné sa vision d’une Eglise qui doit répondre aux besoins du monde d’aujourd’hui en témoignant de l’Amour que Dieu porte à chacun.


Question :

Jacques Noyer vous êtes évêque émérite d'Amiens et vous êtes en Alsace, répondant à l'invitation des groupes Jonas, pour faire une conférence sur le thème : L'avenir des communautés. Qu'allez-vous dire ?

 

Jacques Noyer :

Je parlerai de l'avenir de l'Eglise en essayant de faire rentrer les communautés dans cette mission de l'Eglise... L'histoire avance... Pour rester elle-même, l'Eglise doit changer. Pour rester fidèle à sa mission de toujours : annoncer au monde l'espérance. L'espérance d'un horizon de fraternité et d'amour. Et cela oblige chaque chrétien, chaque communauté, chaque diocèse et l'Eglise toute entière à changer.

 

Vous trouverez ici une interview (audio) de Monseigneur Jacques Noyer et de Marie-Antoinette Dornier présidente des groupes Jonas en Alsace

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Publié dans #Rencontres

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Publié le 10 Novembre 2013

Editorial


Ne vivre sur terre que pour gagner le ciel, telle a été l’inhumaine obsession de beaucoup de chrétiens durant des siècles. Exilés dans la « vallée des larmes » assignée à l’humanité après l’expulsion de l’Éden, ils devaient se vouer corps et âme à la religion pour échapper au mal omniprésent et à la damnation. Comme le fruit défendu, les plaisirs terrestres véhiculaient le péché et la mort. L’unique voie menant à la félicité éternelle passait par le renoncement aux biens du monde sous la férule de l’Église. Terrifiante aliénation ! La rédemption par le sang de Jésus-Christ donnait certes accès au salut ; mais « après » et « là-haut » seulement.

 

L’Évangile avait pourtant anticipé le ciel sur la terre enannonçant que le Royaume de Dieu se réalise parmi les hommes dès que la bonté l’emporte sur l’indifférence et la haine, dès que la vérité l’emporte sur le mensonge. Et, incroyable miracle, le mal et la mort ont à jamais été vaincus sur le Golgotha par la puissance de l’amour. Même dans les épreuves et les larmes, les Béatitudes du Sermon sur la Montagne invitent à vivre heureux. Dieu n’est pas à chercher dans les cieux, mais parmi les humbles à nos côtés. Actualisant la résurrection, le « Corps du Christ » se construit au fil de l’histoire des hommes. C’est là que germe notre éternité.

 

Tributaires du monde, les Églises sont écartelées entre leurs idéaux universels et les contraintes qui les enserrent. Leurs valeurs ne peuvent s’incarner que de façon imparfaite et transitoire. S’ajoutent à cela les contradictions inhérentes aux stratégies politico-religieuses de conquête et de domination. La proclamation de l’égale dignité de tous les hommes par le christianisme n’a pas empêché cette religion d’être plus proche des puissants que des petits, ni de couvrir à son profit bien des crimes commis par les premiers. Et les ambiguïtés des autres religions ne sont pas moindres, ni leur violence quand leurs intérêts sont en jeu.

 

Il n’y a pas de monopole de la vérité et du salut, mais chaque religion offre des chemins pour s’en approcher. Alors que la modernité récuse l’archaïque dieu Tout-Puissant, les religions qui en ont fait leur idole et l’assise de leur pouvoir se découvrent orphelines et obligées de se dépasser. Inévitable et douloureux exode ! Comment avancer vers des horizons nouveaux en restant fidèle à l’essentiel transmis par le passé ? Comment, sans renier la transcendance nommée Dieu ou autrement, quitter les images obsolètes du divin ? Comment, dans notre société sécularisée et pluraliste, promouvoir l’homme sans l’idolâtrer ?

 

Par delà les légitimes particularités identitaires des religionsse profile, aube d’une possible mondialisation éthique et spirituelle, un humanisme métis à la fois universaliste et pluriel, tissé du meilleur des philosophies et des religions passées et actuelles. Congédiant les faux dieux et les prétentions des peuples élus, l’humanité a vocation à se libérer des avatars profanes du Veau d’or qui la gangrènent, à lutter pour la justice et de la paix, et à s’enrichir de toutes les cultures. « Bonne nouvelle », rêve de Dieu ou rêve de l’homme seulement, le combat pour l’humanisation du monde revêt aujourd’hui une dimension spirituelle et politique inédite.

 

Jean-Marie Kohler

 

 

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Publié dans #Livres

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Publié le 10 Avril 2013

Editorial: Le schisme silencieux

 

 

Ils parlent au nom de l'Eglise. Ils défendent une doctrine et une institution, mais ignorent l'homme. Ils imposent une idéologie qui interdit la réflexion. Ils ont des certitudes supérieures à nos convictions.

 

Du sacrement de l'ordre ils excluent les femmes. De celui du mariage ils excluent les homosexuels. Ils veulent une charité et une école catholiques pour convertir ceux qui en profitent. Ils adhèrent à l'ultralibéralisme au mépris de la justice. Ils entretiennent l'ignorance contre les connaissances humaines.

 

Ils ont des yeux mais ne voient pas le désir des hommes d'aimer et d'être aimés. Ils ont des oreilles mais n'entendent pas les cris de l'humanité. Ils disent aimer Dieu mais n'aiment pas les hommes. Ils sont plus mercenaires que bons pasteurs. Ainsi va-t-il de nombre de nos évêques. Immobiles sur le chemin où s'avance le peuple de Dieu. En dehors de lui. Indifférents à lui.

 

Un peuple de toutes races, langues, cultures et religions. Souffrant mais vivant. Cruel mais solidaire. Peuple qui lutte, et qui se révolte. Peuple en mouvement qui attend des témoins. Par nos prises de positions, nos engagements et nos actions soyons les témoins de Celui qui est tendresse, amour, justice et paix.

 

En cette période de carême, laissons-nous convertir par la parole de Dieu. Pour participer plus profondément à l'aventure du peuple de Dieu, à la nouvelle Jérusalem, qui se révèlera pleinement dans la lumière du Ressuscité.

 

J.P.B.

 


Editorial          

Le schisme silencieux.                                      1                                                                                                                               

Une ère nouvelle -pour l'Eglise catholique ?

  Réseaux du Parvis     

 

Sic transit...                                                     3         

 

Crise de la hiérarchie et du clergé.

Réflexion et actions des baptisés                     4

 

L'agonie d'un empire malade

  Olivier Bobineau                                             5

 

L'Eglise a besoin d'une réforme profonde

  Christian Terras                                              6

 

Vivre ensemble dans une Europe

multiculturelle et multireligieuse

  François Becker                                             8

 

Méditation : Père, voici ton fils                         29

 

Jeu des familles catholiques. Dans la famille

de Jésus, je demande le père

  Jean-Paul Blatz                                              30

 

Manif anti mariage pour tous. Trop c'est trop !

  Réseaux du Parvis                                          44

 

Mariage, famille pour toutes et tous, une

question d'amour et d'égalité

  David & Jonathan                                           45

 

Comme chrétiens nous manifesterons pour

le mariage pour tous

Marina Zuccon, Patrick Sanguinetti,

Elisabeth Saint-Guily, Stéphane Lavignotte        48

 

Témoignages                                                   49

 

 

La tentation du populisme

  Anne Soupa                                                   51

 

Mariage pour tous, un progrès humain

  Témoignage chrétien                                      52

 

Ne confondez pas inceste et mariage gay !

  Olivier Bobineau                                             53

 

Dieu était dans la fête

  Jean-Paul Blatz                                              54

 

Intolérable intolérance sexuelle de l'Eglise

catholique

  Olivier Py                                                      55

 

Mariage pour tous ; égalité des personnes

et des droits

  Nous sommes aussi l'Eglise                            56

 

Adoption

  Alice Damay-Gouin                                        57

 

De l'amour chrétien à l'anthropologie profane

  Olivier Roy                                                     58

 

Comme une bouteille jetée à la mer...

  Alice Damay-Gouin

 

Un mariage pour tous. Une Eglise pour tous.

Dialoguons sans invectives

 Jean-Pierre Mignard, Bernard Stephan               60

 

Le combat perdu de l'Eglise

  Danièle Hervieu-Léger                                     62

 

La prière dans les célébrations dominicales

de la Parole

  Marcel Metzger                                              64

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Rédigé par jonasalsace

Publié dans #Vagues d'espérance

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Publié le 26 Mars 2013

À paraître dans la revue Parvis

 

Joseph Doré

 

Peut-on vraiment rester catholique ?

Un évêque théologien prend la parole,

Paris, Bayard, 2012, 208 p.

 

Tragiques dérives

 

Il n’est pas banal qu’un évêque, théologien renommé et archevêque émérite, exprime des jugements aussi tranchés sur les erreurs et les abus de la hiérarchie et du clergé dans un manifeste destiné au grand public. Joseph Doré stigmatise la levée de l’excommunication de quatre évêques lefebvristes, dont un négationniste, alors qu’était excommuniée pour avortement la maman d’une fillette brésilienne de 9 ans violée et enceinte de jumeaux, ainsi que l’équipe médicale ayant pratiqué l’intervention. « Mais dans quel monde vivent-ils, ces gens-là ? » s’exclame-t-il au diapason de l’indignation commune. Il dénonce les actes de pédophilie commis un peu partout dans le monde par des religieux et des prêtres, et l’occultation de ces crimes par les autorités ecclésiastiques, et il déplore l’aveuglement d’un feu souverain pontife à l’endroit du peu recommandable fondateur des Légionnaires du Christ. Il évoque les « sombres luttes d’influence » qui minent le Vatican, et leurs malheureuses retombées médiatiques, etc.

 

Initiative de salubrité publique, cette stigmatisation s’accompagne d’une mise en garde lucide et sévère quant à l’avenir du catholicisme et de la foi chrétienne elle-même. Les comportements répréhensibles décrédibilisent les institutions ecclésiastiques au point d’hypothéquer la prédication des valeurs dont elles se réclament. Joseph Doré rappelle haut et fort que l’Église est foncièrement infidèle à sa mission chaque fois qu’elle ne conforme pas ses actes à ses paroles, chaque fois qu’elle privilégie ses propres intérêts au détriment des services qu’elle doit rendre à ses fidèles et au monde, chaque fois qu’elle s’allie avec les puissants au préjudice de la cause des petits, chaque fois qu’elle se ridiculise à travers des mises en scène obsolètes, chaque fois qu’elle prétend détenir seule la Vérité et les clés du salut, chaque fois qu’elle recourt abusivement au Saint-Esprit pour se justifier et conforter son autorité au lieu de reconnaître ses difficultés et ses errements. Assez souvent…, somme toute.

 

Destiné aux fidèles taraudés par le délitement du catholicisme, ce petit livre les réconfortera en s’arrimant à l’essentiel. L’auteur insiste sur la primauté de l’amour et sur l’attention prioritairement due aux plus démunis, préconise l’ouverture à autrui sans acception d’appartenance religieuse ou profane, appelle à rejoindre les hommes là où ils sont et tels qu’ils sont, attache une importance cruciale à l’intelligibilité de la foi et à la nécessité de s’inscrire dans la culture contemporaine pour penser et transmettre cette foi. Dieu est présenté comme un mystère que nul ne peut embrasser, mais qui se laisse entrevoir à travers le mystère de l’homme. Quant au mal, il peut toujours être vaincu par « la puissance de l’amour » dit Joseph Doré. Mais pour éclairantes qu’elles soient, ces affirmations apparaîtront à beaucoup trop générales, à trop prudente distance des questions éthiques, politiques et religieuses qui divisent la société et l’Église, trop peu engagées dans les difficiles débats et combats dont dépend notre avenir. Comment s’opposer à la marchandisation du monde et de l’homme, à l’iniquité et à la multiple violence qui en découle ? Comment ramener l’Église vers l’Évangile ? Que partager avec les autres religions et au delà des religions ?

 

Les défis de la subversion évangélique

 

« Peut-on vraiment rester catholique ? » Étrange question si la condamnation des erreurs et des abus ne met pas en cause le système qui les produit. Mais surtout, ne s’agit-il pas là d’une question en trompe-l’œil dès lors que l’auteur postule l’acceptabilité sans préalable du patrimoine catholique avec, en bloc, les dogmes, les sacrements, la hiérarchie et les institutions existantes ? Joseph Doré démontre que la voie qu’il a personnellement suivie, « à cause de Jésus » rappelle-t-il avec force, l’a gardé fidèle au catholicisme et heureux dans cette voie – dont acte. Mais, son itinéraire au sein des institutions ecclésiastiques a été si particulier que les extrapolations qu’il en tire ne sont pas généralisables, et elles survalorisent implicitement la vie religieuse, le statut sacerdotal et l’autorité de la théologie. Indépendamment du fait que les chemins du savoir ne conduisent pas forcément à la foi, pas même la théologie, les plus graves difficultés actuelles du catholicisme s’enracinent en amont des questionnements et des parcours individuels.

 

Il n’est pas surprenant qu’un évêque théologien identifie a priori les fondamentaux du catholicisme à ce qui constitue le cœur du message évangélique. Mais ce raccourci n’est possible qu’en réduisant l’histoire du christianisme à un enchaînement linéaire et univoque qui escamote assez largement les bouleversements contradictoires qui l’ont forgée. Que la puissance sociopolitique de l’Église romaine ait trop souvent servi d’étalon pour décréter le vrai et le bien ne va pas de soi. Et, face à l’évolution contemporaine, cette Église se trouve aujourd’hui paralysée par le spectre d’un relativisme que le Magistère hypostasie et diabolise. La théologie sacralisante et l’anthropologie naturaliste et réifiée véhiculées par le catholicisme ont débouché sur une impasse herméneutique, en rupture avec la culture actuelle et hors de « la condition humaine commune à tous ». Devenue dogmatique, l’Église ne perçoit pas la dimension divinement modeste de la condition humaine et des réalités de ce monde, et elle opte de ce fait pour des positions morales et politiques à la fois intransigeantes et ambiguës, aussi étriquées au regard de l’évangile que des justes aspirations de la modernité.

 

Le christianisme étant par essence incarnation dans l’histoire, ce n’est pas la Tradition qui fait problème. Son développement apparaît tout à fait légitime, mais cela n’oblige pas à entériner l’intégralité de l’héritage sans inventaire. Les doctrines et les institutions sont assurément indispensables les unes et les autres pour tout un chacun et dans toutes les communautés humaines, mais elles ne valent que par la vie qu’elles portent et qui les transforme sans cesse. Pour renaître, l’Église devra revenir à l’amour fondateur dont elle est issue, qui est sa seule raison d’être et qui lui a légué les plus précieuses des valeurs. Pour cela, elle devra quitter l’encombrante carapace dans laquelle elle s’est enfermée en sacralisant son passé pour subsister en se repliant au lieu de se livrer à l’Esprit qu’elle prétend abriter. Bien des choses changeront quand elle acceptera de se voir telle que les hommes la voient, au lieu d’exiger qu’ils la voient telle qu’elle devrait être et n’est pas. Joseph Doré vient de faire quelques pas courageux sur ce douloureux chemin.

 

Il est prévisible que les Éditions Bayard vendront bien ce livre – les manifestes sont à la mode et le lectorat potentiel a été bien ciblé. Mais ne faut-il pas aller beaucoup plus loin ? Suffit-il de toucher les ouailles encore pratiquantes alors que tant de croyants, et des plus fidèles parfois, se détournent des institutions religieuses en raison, précisément, de leur attachement à Jésus et à son message ? Ces chrétiens-là ne devraient-ils pas, avec leurs questions vraiment trop « catholiques » pour être seulement « catholiques romaines », préoccuper en premier lieu les responsables de l’Église ? Pour endiguer l’hémorragie en cours, vaine est l’apologétique et ce n’est pas tant la moralité qu’il faut réformer que les inadéquations qui vicient et bloquent en profondeur le système religieux en place. Porter l’évangile hors les murs requiert depuis toujours, et aujourd’hui plus que jamais, une audacieuse subversion évangélique. Dans le sillage de la révolution annoncée par le Magnificat et par l’oracle d’Isaïe qu’il aime citer[1], l’évêque théologien Joseph Doré n’a peut-être pas dit son dernier mot…

 

Jean-Marie Kohler



[1] Que direz-vous aux gens qui doutent qu'un archevêque puisse risquer les choix subversifs que recommande l'Evangile ? Je leur dirai d'abord que je me suis moi-même interrogé avant d'accepter la charge d'évêque. Je me sentais bien dans mes responsabilités de théologien, utile à l'Eglise et reconnu par mes collègues. M'impliquer comme archevêque dans l'appareil ecclésiastique ne me tentait pas, et plusieurs de mes amis m'ont déconseillé de me compromettre à ce point dans les institutions… Mais voilà, j'ai décidé de me laisser interpeller et de relever le défi (…). Au cœur de tout cela, la subversion évangélique inhérente à ma foi devait revêtir une dimension nouvelle dans ma mission apostolique. Car c'est bien une forte contestation de l'ordre établi qui a été annoncée dans le Magnificat et le texte d'Isaïe lu par Jésus à la synagogue de Nazareth : "Il renverse les puissants de leur trône, élève les humbles, comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides", et "Il m'a envoyé porter la bonne nouvelle aux pauvres, annoncer la délivrance aux captifs, rendre la vue aux aveugles et la liberté aux opprimés". Extrait d’une interview accordée par Joseph Doré dans le cadre des Conférences Culture et Christianisme (propos recueillis par J.-M. K. en 2003) – voir www.recherche-plurielle.net.

 

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Publié le 14 Février 2013

Alors que tous les médias commencent déjà à spéculer sur la succession de Benoit XVI, nous tenons tout d’abord à saluer sa décision. Avec une lucidité et une dignité qui l’honorent, le Pape ouvre enfin une brèche dans une tradition indécente et incompréhensible, qui contraignait les Papes à mourir à la tâche. 

Nous espérons que cet évènement ne sera pas isolé, mais entrainera effectivement un vrai changement dans la manière de concevoir le ministère pontifical : comme pour toute tâche humaine, il doit s’agir d’une mission, bornée dans le temps par une limite d’âge raisonnable.

Cette décision inédite va-t-elle pour autant, comme l’affirment certains médias, faire enfin basculer l’Eglise catholique dans la modernité ? Il en faudra plus, beaucoup plus.

La scène était en elle-même fort éloquente : l’annonce faite – en latin ! –  par Benoit XVI à une assemblée de cardinaux muets et figés. Des hommes, en vêtements de dentelles hors du temps, âgés et célibataires, voilà l’image de l’Eglise diffusée en boucles sur toutes les chaines de télévision !

Tout reste donc à faire : ouvrir grand, tout grand, les portes et les fenêtres de l’Eglise ; faire confiance aux hommes, et surtout aux femmes,  qui s’engagent partout dans le monde pour annoncer l’Evangile ; regarder et accompagner l’humanité d’aujourd’hui avec bienveillance et espérance ; dire la tendresse et l’amour des Hommes et de Dieu avant la doctrine…

Nous sommes ouverts à l’espoir d’un changement à la tête de l’Eglise et nous accueillerons avec joie tout ce qui ira dans le sens d’une plus grande fidélité à l’Evangile. Mais nous sommes surtout convaincus que notre mission première n’est pas d’œuvrer au maintien d’une structure ecclésiale, mais de nous risquer à vivre l’Evangile au plus près de l’humanité.

 

 

Le bureau de Parvis

Jonas est membre de la fédération des réseaux du Parvis.

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