Publié le 8 Janvier 2016

Vient de paraître : Les Réseaux des Parvis

La Revue :Numéro 72 - Janvier - Février 2016

Chrétiens de gauche ou chrétiens à gauche ?

 

Rencontre avec Catherine Trautmann, femme, élue de gauche et théologienne

Sans ambages, Catherine Trautmann répond aux questions que nous nous posons : Comment pouvons-nous en même temps lutter contre la xénophobie, accueillir les réfugiés et sécuriser les Français ? Quel avenir pour l'Europe ? Quelles peuvent être aujourd'hui les apports positifs des Eglises et des chrétiens à la République ?

 

Droite et gauche...et Evangile - Jean-Pierre Schmitz

L'Evangile est un message de libération, de justice et d'amour du prochain. Il n'est pas la source d'une législation chrétienne. Même dans le mot démocratie il y a pouvoir et autorité. Tandis que l'Evangile tient un langage subversif qui met en avant les sans pouvoirs. Mais c'est à la sa source que les chrétiens se forgent des convictions personnelles éthiques, politiques et économiques.

 

L'Eglise catholique, le peuple et la démocratie - Jean-Paul Blatz

" L'Eglise n'est pas une démocratie." " L'Eglise catholique ne fait pas de politique" entend-on dire. Pourtant tout au long de l'histoire les responsables religieux ont fait le choix de systèmes politique et économiques, en général favorables à l'Eglise. Parallèlement, des chrétiens ont eu le souci des plus pauvres et on cherché à améliorer leur condition de vie par la transformation de la société à travers de nouvelles institutions démocratiques et plus justes.

 

Lamennais, prophète pour notre temps - Michel Roussel

Avec passion l'auteur évoque la vie toute aussi passionnée de Félicité Robert de Lammenais. Ce prêtre d'abord conservateur et ultramontain, milita ensuite pour l'égalité des sexes, pour une république sociale et pour la liberté d'expression. Le pape fut horrifié par ses idées. Lamennais jeta sa soutane aux orties. Mais les idées menaisiennes feront leur chemin : de Reurm novarum à Vatican II, à travers Temps Présent et Parvis.

 

La Doctrine sociale de l'Eglise catholique. De Léon XIII à la théologie de la libération et au-delà - Jean-Bernard Jolly

L'encyclique Rerm novarum (1891) est connue. Pour la première fois le Saint-Siège décidait de s'intéresser à la question sociale. Après la Seconde Guerre mondiale, portée par des laïcs, la question sociale s'ouvrit au Tiers monde. C'est l'époque de la théologie de la libération, née en Afrique selon le théologien camerounais Jean-Marc Ela, et soutenue par de courageux évêques dont Helder Camara. Aujourd'hui le pape François rappelle que l'Evangile c'est l'amour des pauvres et suscite l'opposition parmi les dirigeants économiques notamment chez les catholiques.

 

Influence d'Emmanuel Mounier sur la gauche chrétienne - Nicole Palfroy

Fondateur de la revue Esprit, Emmanuel Mounier est à l'origine du personnalisme qui considère qu'une action est bonne quand elle respecte la personne humaine et contribue à son épanouissement. Pour réaliser cet objectif, il recherche une voie humaniste qui ne soit ni le libéralisme, ni le marxisme. Il souhaite rénover la société au moyen d'une révolution spirituelle qui opérerait une transformation radicale des structures sociales et économiques.

 

Témoignages des prêtres-ouvriers de Caen sur leurs choix de vie et d'engagement

"L'essentiel est d'être là où se joue la vie des hommes, là où peut se faire la rencontre du Dieu de Jésus-Christ". "La vie divine circule au travers de tout ce qui bâtit l'humain". "C'est la vie quotidienne avec une multitude de militants..., dans un même combat syndical, humanitaire, pacifiste, antiraciste...qui m'a fait découvrir celui ...dont j'essaie...de témoigner". Paroles de prêtres-ouvriers.

 

La gauche ne peut mourir - Georges Heichelbech

Certains affirment que les notions de droite et de gauche sont dépassées et que le salut de la société est dans l'omnipuissance de l'entreprise. Une telle société peut-elle être égalitaire et démocratique? "Quand le capital est érigé en idole et commande toutes les options des êtres humains, cela condamne l'homme et le réduit en esclavage". Si être chrétien à gauche consiste à faire siennes ces paroles du pape François, la gauche a encore un bel avenir devant elle.

 

Un idéal de gauche pour notre temps. Une économie au service de la démocratie et de la fraternité universelle - Jean-Paul Blatz

Face à un capitalisme qui vise une emprise totale sur l'homme et ses milieux de vie, une démarche de gauche consiste à travailler à une transformation radicale du système économique afin de le mettre au service de la démocratie véritable et de la fraternité universelle. Seules les luttes contre les inégalités sociales pourront faire advenir en ce monde plus de justice et préparer un vivre-ensemble meilleur pour les générations futures.

 

Jean-Paul Blatz

 

 

 

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Publié le 24 Décembre 2015

Les événements dramatiques que nous venons de vivre nous incitent à la haine, à la vengeance, à la violence. Ils veulent nous faire entrer dans une logique de guerre. Ne cédons pas à la peur des catastrophes annoncées au niveau humain, au niveau environnemental, cela entraînerait des régressions, des pertes de libertés.

Comme le dit Antoine Leiris : "Vous n'aurez pas ma haine. Vendredi soir vous avez volé la vie d'un être d'exception, l'amour de ma vie, la mère de mon fils, mais vous n'aurez pas

ma haine » (1). 

Noël de la solidarité 

Il convient de répondre à ces catastrophes par des actions positives et constructives de justice, de solidarité pour lutter contre tout ce qui nous empêche de faire ensemble société. C'est d'ailleurs ces actions concrètes d'aides mutuelles qui ont permis à de nombreuses personnes qui étaient au Bataclan de trouver refuge et protection chez les habitants les plus proches.

C'est l'occasion d'affirmer notre désir de vivre ensemble en s'attaquant aux causes des divisions : les injustices, la pauvreté, les trop grandes inégalités, le racisme, l'intolérance, la violation des droits humains, le saccage écologique, le dérèglement climatique...

De nombreux événements positifs sont engagés actuellement à l'occasion de la conférence mondiale sur le climat, de nombreux rassemblements et marches vont sensibiliser les citoyens à l'avenir de la planète. Un village mondial des alternatives montre qu'il est possible de construire un monde nouveau pour un avenir meilleur. Avec toutes ce manifestations, tentons d'inverser le cours des choses pour vaincre la peur et le fatalisme.

Noël de la fraternité 

En ce temps de Noël saluons la naissance de mouvements citoyens, l'expression d'une fraternité universelle qui s'est exprimée spontanément ces jours derniers. Un autre monde est en train de naître, une dynamique dont les forces sont constituées de citoyen-ne-s du monde entier afin de construire un monde plus juste, durable et solidaire. C'est ce que nous devons partager et c'est ce qui nous relie.

Maurice Elain

Le Cri  des Evénements, n° 52, 2015 
Chrétiens Aujourd'hui Orléans 

(1) Le 13 décembre 2015 son épouse, Hélène était au Bataclan et elle y a perdu sa vie. 

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Publié le 21 Décembre 2015

Allumée dans la grotte de la nativité à Bethléem, la lumière est rapportée chaque année, au mois de décembre, à Vienne (Autriche) pour être ensuite transmise de main en main partout en Europe. Symbole de paix, on peut la diffuser, la recevoir ou encore l'envoyer à un proche.

 

Le 13 décembre 2015, les scouts de plusieurs pays européens ont ramené cette flamme d'Autriche dans leurs villes et paroisses d'origine.

 

Lors de la réception du Friedenslicht, la délégation des scouts allemands fit cette prière :

 

De nombreux lieux du monde connaissent la guerre et la discorde. De nombreuses personnes sont obligées de quitter leur pays pour rechercher la sécurité loin de chez eux.

 

Seigneur, donne-nous la force et le courage pour offrir une espérance aux réfugiés afin qu'ils retrouvent la paix et la sérénité. Aide-nous à ne pas faiblir dans l'hospitalité à accorder aux exilés et dans l'engagement à leurs côtés.

 

A Strasbourg, la lumière de Bethléem a été accueillie par les scouts et les guides en l'église Saint-Maurice le 13 décembre. Chaque participant à cet accueil a été invité à y apporter des lampes de poche et des piles qui seront distribuées aux migrants de Calais.

 

Les chrétiens d'Allemagne nous invitent à "offrir l'Espérance et à trouver la Paix " : Hoffnung schenken - Frieden finden.

 

Les chrétiens d'Alsace souhaitent que la " Lumière de la Paix, devienne une espérance qui change le monde ".

 

Tous pourront chanteront en chœur le 24 décembre :

 

" Seigneur venez, la terre est prête pour vous accueillir ! "

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Publié le 18 Décembre 2015

Un problématique retour aux sources

Surprenants hors de leur emballage religieux banalisé par les siècles, le meilleur et le pire de la Bible sont contés avec autant de verve que d’empathie, restitués dans leur contexte ethnologique, géographique et historique d’origine. L’ouvrage se lit effectivement comme un roman. Étrange impression de redécouvrir ainsi de très vieilles histoires maintes fois entendues, qui mettent en scène la tendresse et la dureté des hommes, notre sublime et triviale condition aux prises avec le ciel. L’incroyable épopée des premiers livres bibliques réécrits par Christine Pedotti laisse le lecteur à la fois fasciné et perplexe. Simple monument littéraire ou texte sacré qui révèle La Vérité ? Comment passer des prodiges du religieux archaïque à nos quêtes spirituelles d’aujourd’hui ? Est-il pensable que nous soyons les héritiers d’Abraham, l’« Araméen errant » qui a établi le monothéisme, de Moïse réputé pour avoir libéré son peuple de l’esclavage et instauré la Loi du Sinaï, et des innombrables autres héros du Premier Testament ? Où est notre terre promise et quel est notre dieu ?

Christine Pedotti se réfère, en exergue de son livre, à La Légende des siècles de Victor Hugo pour affirmer que les grands récits fondateurs de l’humanité ne sont « pas moins vrais » que les productions de l’histoire prétendue objective, elles aussi sous-tendues de conjectures. Cette intuition permet de croire que la trame narrative et la puissance poétique des Écritures dites saintes peuvent dévoiler, à travers les événements et les mythes qu’elles relatent, des vérités qui transcendent le vécu réel et ses métamorphoses imaginaires. Des vérités symboliques qui échappent non seulement au scalpel de l’analyse historico-critique comme aux autres instruments des sciences humaines, mais également à la mainmise religieuse qui les fige et les chosifie en les sacralisant sous la forme de doctrines immuables. Un horizon que nul ne peut atteindre, mais que dessine en filigrane la créativité des interprétations, des transpositions et des rêves que la Bible ne cesse de susciter pour que, de la lettre qui est son indispensable et modeste véhicule, jaillisse une parole capable d’alimenter et de transmettre la vie.

Pressentir un ordre de vérité en amont des récits et des assertions scripturaires ne dissout cependant pas les questions qui, stimulées par la vulgarisation biblique, bousculent les croyances traditionnelles. Quels messages privilégier ou, au contraire, délaisser ? Qui peut croire en cette divinité tribale et jalouse des Hébreux qui ne se préoccupait guère que de ses adorateurs et s’est accommodée de fort choquants stratagèmes ? Se peut-il qu’un dieu réputé plein de miséricorde se soit si souvent montré injuste et cruel ? Comment l’alliance exclusive conclue entre lui et les siens a-t-elle pu fonder ce qui a par la suite été présenté comme Parole intemporelle et universelle de Dieu, et qui continue à être acclamé comme tel dans nos églises ? La sacralisation de textes ethno-religieux n’induit-elle pas une instrumentalisation sociopolitique des croyances qui porte à méconnaître, d’une religion à l’autre et hors d’elles, le caractère sacré de toutes les valeurs authentiquement humaines ? Rendre la Bible aux consciences individuelles et collectives ne va pas sans problèmes…

Un héritage à repenser pour aujourd’hui

Avec de tels enjeux, la publication de Christine Pedotti constitue bien plus qu’une trouvaille éditoriale. Elle émerge à un carrefour crucial pour la foi : alors que celle-ci ne saurait survivre sans ses racines communautaires et personnelles, nous ne pouvons plus croire – et le monde ne croira plus – ce que nos pères ont cru en termes de dogmes et de normes morales. Dès lors s’avère-t-il incontournable de revisiter notre héritage religieux en vue de le repenser à frais nouveaux, en son fond et en rapport avec l’évolution des savoirs et des conceptions anthropologiques. Loin de se réduire à trier ce patrimoine pour préserver les croyances qui paraissent encore crédibles, ce travail exige des avancées audacieuses pour construire, en sauvegardant l’essentiel des vérités et des valeurs léguées par le passé, un nouvel univers symbolique significatif pour nos contemporains. La Terre promise se situe toujours au-delà du pays natal, et la fidélité mène à l’inédit – il faut se libérer et s’ouvrir, marcher et marcher encore, chercher et combattre.

L’aventure n’est pas anodine tant elle est radicale et bouleverse les doctrines et les pratiques établies. Il est, par exemple, incontestable que les visages contradictoires prêtés à Dieu dans la Bible nous renseignent plus sur l’homme que sur la divinité, et que c’est d’abord par l’absolue condamnation de toute forme d’idolâtrie que, de façon foncièrement indicible, Dieu s’est révélé dans les Écritures juives – sévère avertissement pour les religions ! D’autre part, s’il faut reconnaître que la Parole divine est inaccessible en elle-même et que la Révélation s’exprime à travers la production littéraire des Écritures plutôt qu’à travers les faits plus ou moins légendaires qu’elles rapportent, peut-être convient-il d’admettre que les transcriptions historiques de cette Parole sont multiples et toujours relatives, au sein de la tradition judéo-chrétienne et par ailleurs – invitation à un œcuménisme sans clôtures ! Enfin, si la lecture de la Bible ne prolonge et n’incarne pas la Parole créatrice et libératrice de Dieu, si le savoir qui en résulte n’engage pas à lutter pour la justice et la paix, cette lecture apparaît stérile et vaine au regard de nombreux préceptes bibliques – aussi religieuse soit-elle.

Il ne s’agit pas de revenir à une religion holistique qui prétend englober toute vérité, mais de repartir des commencements primordiaux qu’offre l’inspiration religieuse pour éclairer nos chemins vers l’ultime vérité qu’aucune Écriture ne peut contenir et que personne ne peut saisir. C’est pourquoi la considérable œuvre théologico-littéraire entamée par Christiane Pedotti dans ce roman de la Bible est précieuse. Les récits les plus prometteurs et les plus attendus par les chrétiens sont, dans cet ensemble biblique qui forme un tout, ceux relatifs aux prophètes d’Israël qui ont été les précurseurs de ce Jésus de Nazareth dont la vie et la mort ont éminemment incarné, selon eux, la Parole qui ouvre une part de ciel au cœur du monde.

Jean-Marie Kohler

[1] La Bible racontée comme un roman, Christine Pedotti, XO Éditions, Paris, 2015, 349 p.

À noter : l’annexe qui fait suite à ce « grand roman des passions humaines » fournit un excellent survol des connaissances actuelles relatives à la formation des écrits bibliques.

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Rédigé par jonasalsace

Publié dans #Livres

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Publié le 15 Décembre 2015

Communiqué de presse, Rome, è décembre 2015

Les organisations de réforme du catholicisme dans le monde entier publient « Un pacte de disciples de Jésus »

Une mise à jour dans l’esprit du « Pacte des Catacombes » signé par 42 évêques à la fin du Concile Vatican II il y a 50 ans

« Nous sommes prêts à aider le Pape François à mettre en actes le Concile Vatican II maintenant. Une autre église pour un autre monde est possible ! »

 

Une déclaration a été adoptée par plus de 100 délégués représentant des organisations  de réforme du catholicisme dans le monde entier venues d’Europe, d’Asie, d’Afrique et des Amériques qui se sont réunies lors du Rassemblement de Concile 50 à Rome, du 22 au 24 novembre 2015. À ce rassemblement convoqué avant le 50ème anniversaire de la clôture du Concile Vatican II (8 décembre 2015), il a été procédé à une évaluation de l’état de l’église catholique romaine, de ses  perspectives, et de son engagement sur les problèmes qui se posent actuellement au niveau mondial.

Dans cette démarche, les délégués se sont référés au « Pacte des Catacombes » qui fut à l’origine signé par 42 évêques juste avant le terme de Vatican II, dans lequel ils ont établi leur engagement personnel en tant qu’évêques dans la ligne de l’esprit du Concile. Bien que le « Pacte des Catacombes » fût ensuite signé par quelque 500 évêques, il fut presque totalement oublié durant les deux derniers pontificats. Les délégués de Concile 50 ont déclaré que les enseignements et l’esprit du Concile Vatican II qui a défini un comportement nouveau pour l’église représentait un engagement dans le monde d’aujourd’hui, particulièrement dans la constitution « Gaudium et Spes » (Joie et espérance).

Les délégués ont énergiquement soutenu l’appel du Pape François à devenir une église pour les pauvres, et se sont engagés à promouvoir et à étendre davantage encore ce que ce message implique.

 

 

Dans la déclaration, les délégués ont pris les engagements suivants, après s’être livrés à une intense réflexion sur le mode « Voir, juger, agir : 

 

Sur les sujets qui concernent la PAIX ET LA GUERRE

  • Condamner sans équivoque tout acte de guerre
  • Promouvoir une non-violence active dans nos sociétés, au niveau mondial ou local ; et
  • Affirmer que l’église catholique doit ratifier et assurer le soutien des documents internationalement reconnus sur les droits humains (par ex. la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, la Convention Européenne sur les Droits Humains).

Sur les questions concernant LA JUSTICE SOCIALE ET éCONOMIQUE

  • Être engagés de façon active dans le traitement des problèmes socio-économiques à la lumière de l’évangile non seulement au niveau de l’action individuelle ou charitable, mais en cherchant à analyser, comprendre et transformer les structures et systèmes pratiquant l’oppression et l’injustice.
  • Promouvoir « un nouveau modèle de développement » clairement mentionné par le Pape François dans Laudato Si  à la lumière du développement humain dans toutes ses dimensions en interconnexion avec la paix et la justice écologique,
  • Travailler en solidarité avec les pauvres  en marge de l’économie,
  • S’engager avec toutes les églises chrétiennes et les autres religions à soutenir les objectifs de paix localement et mondialement fondés sur la justice, et
  • Travailler à la transformation de notre église en une église pauvre, de pauvre et pour les pauvres.

 

Sur les questions concernant  l’environnement et le développement

  • Pratiquer un style de vie sobre, simple et responsable
  • Contribuer par la spiritualité, l’éthique et la pratique à la construction d’une société qui  respecte la création de Dieu, et
  • Participer à des projets et à des mouvements qui font la promotion du développement durable.

 

Sur les questions qui concernent le GENRE, LA SEXUALITé et LA FAMILLE

  • Aider à faire connaître les expériences de ceux et celles dont la voix reste souvent ignorée et de ceux et celles que l’église trouve le plus difficile d’entendre, telles que les femmes, les représentants LGBTQI et les divorcés-remariés. 
  • Partager l’expérience de ceux qui sont marginalisés et rejetés avec d’autres membres de l’église, de sorte que ces derniers puissent faire évoluer leur compréhension et leur compassion.
  • Travailler à la décriminalisation de l’homosexualité dans tous les pays, et à l’abolition des autres formes de discrimination légale ou sociale, et
  • Faire pression pour qu’aux changements dans la société correspondent des modifications du Droit Canon en ce qui concerne le genre, la sexualité et les structures familiales et matrimoniales, de façon à s’adapter à la diversité du peuple de Dieu.

 

Sur les questions concernant les MINISTèRES DANS L’ÉGLISE, et l’éGALITé ENTRE HOMMES ET FEMMES

  • Valoriser la perspective d’une constitution ecclésiale fondée sur les droits humains et les valeurs démocratiques (y compris la participation aux prises de décision, la séparation des pouvoirs, et des procédures appropriées),   
  • Travailler au renouveau des ministères dans l’église, fondé sur les enseignements de l’évangile selon lesquels dons et vocation nous sont donnés par l’Esprit, et qui conduisent donc les femmes à être appelées à une participation entière au ministère,
  • Demander en particulier à ce point de la réflexion le retour pour les femmes du droit au diaconat.

    

 

Sur les Communautés Ecclésiales de Base   

  • édifier une église qui comprenne les communautés ecclésiales de base comme son modèle fondamental pour être église
  • Axer l’action de nos communautés sur la justice, la paix et l’intégrité de la création
  • Demander publiquement pardon, en tant qu’église, auprès de tous ceux qui cherchent à être reconnus comme membres du peuple de Dieu mais qui ont été marginalisés ou rejetés et blessés par nos doctrines et pratiques, et
  • Œuvrer activement à la mise en place d’un dialogue, d’une collaboration et d’une amitié œcuméniques et interreligieuses.

 

Sur le DIALOGUE AU SEIN DE L’ÉGLISE et avec LE MONDE  

  • Reconnaître  et proclamer l’égale dignité de chaque personne humaine et de toutes
  • Développer des systèmes éducatifs qui mettent en harmonie et célèbrent différence et diversité
  • Promouvoir le développement d’une théologie ouverte et accessible,
  • Initier et développer le processus pour institutionnaliser une structure de dialogue interne entre laïcs et clercs tant aux niveaux du diocèse, de la nation et du continent, qu’au niveau du Vatican, et
  • Promouvoir et créer des espaces où les adeptes de différentes religions, convictions et conceptions du monde peuvent se rencontrer et travailler de concert. 

 

 

Pour être une ÉGLISE DES PAUVRES    

  • Faire ardemment connaître, au sein de l’église, l’invitation du Pape François à être une église pauvre pour les pauvres  
  • Se rappeler et garder vivantes les initiatives et actions pour le changement et le renouveau au sein de l’église telles qu’elles ont pu être observées lors du Concile Vatican II, et invoquées par le Pacte des Catacombes, la théologie de la libération et la théologie féministe, - une tel rappel libère de l’idée que tout est ce qu’il a toujours été et que rien ne doit changer, et
  • Former des alliances avec toutes les personnes de bonne volonté, quelle que soit leur religion, et avec  les organisations sociales et politiques populaires, dans la lutte pour la libération de toute l’humanité et pour un ordre mondial plus juste.

 

« Concile 50 » est une initiative du Réseau Européen églises et Libertés (EN-RE) et du Mouvement International Nous Sommes église (IMWAC) et bénéficie des contributions, du concours et du soutien des membres des réseaux et associations suivants : American Catholic Council, Amerindia, Articulacion Continental de Comunidades eclesiales de base, Asociación de Teólogos Juan XXIII, Australian Coalition for Church Renewal, Catolicas por el dercho a decider, Center for Asia Peace and Solidarity (CAPS), Comunita’ Cristiane di Base Italiane/Italian Grassroot Communities, Coordination of European Base Communities, Corpus, Ecumenical Association Third World Theologian (EATWOT), European Forum of LGBT Christian Groups, Federacion latinoamericana para la renovacion de los ministerios, International federation for a renewed Catholic Ministry, Institute for Theology and Politics, Kairós/Nós Também Somos Igreja – Brasil, Marienburgvereniging, Movimiento Fé y Politica, Brasil, Pax Romana, Réseau des Anciens Jecistes d’Afrique, Rede brasileira de grupos catolicos LGBT, Redes Cristianas, Vision of Faithful People, Netherlands, We Are All Church, South Africa, The Wijngaards Institute for Catholic Research, Women's Ordination Worldwide (WOW) & World Forum Theology and Liberation.

 

 

Texte complet de la Déclaration:  www.council50.org

 

site:  www.council50.org

contact électronique : media@we-are-church.org

téléphone cellulaire: +49-172.518.4082 

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