Publié le 24 Janvier 2013

Les Dernières Nouvelles d’Alsace du dimanche 20 janvier, rendant compte de la manifestation de Strasbourg pour le mariage pour tous, focalisaientt sur les « catholiques pour l’égalité » ainsi que sur le mouvement homosexuel chrétien « David et Jonathan ». On découvre enfin que, alors que les médias annoncent que l’Eglise catholique est hostile au mariage pour tous, il s’agit en fait des prises de position de la hiérarchie catholique et d’une partie seulement des fidèles.

De plus en plus de voix se font entendre pour rappeler d’une part que l’épiscopat n’est pas le représentant de l’opinion catholique, qui n’est d’ailleurs jamais consultée, d’autre part que rien dans l’Evangile ne fonde les anathèmes lancés contre le mariage pour tous.

 

Voici quelques liens qui font entendre ces voix :

Sur le site de la Fédération des Réseaux du Parvis : le texte de la pétition « Trop, c’est trop » à propos de la manifestation du 13 mai, qui a recueilli plus de 6500 signatures.


Un texte de Christine Pedotti :


"Je vais à la conclusion: ce que défendent les hommes de religion dans cette affaire de mariage pour tous, ce n'est pas l'institution du mariage mais le patriarcat. S'ils défendent la différence des sexes, c'est pour mieux assigner les femmes à leur "ordre naturel", celui de la procréation, de la modestie et du silence. Et le pire, c'est que c'est au nom de la défense des enfants, que ces hommes de religion mobilisent les femmes dans un combat qui in fine est un combat contre elle-mêmes. La manœuvre est, d'un point de vue stratégique, admirable."

et pour l'ensemble de l'article c'est ici.


 

et un autre d’Anne Soupa (comité de la jupe et CCBF):

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Mais, mais... le pire reste à dire, pour moi qui me reconnaît fidèle du Christ: mon Église qui prône tant la différence, en réalité, la nie en son sein. Bel exemple de retournement d'un déni en slogan! Regardons plutôt: aux commandes, un modèle unique, le prêtre, célibataire, mâle et -circonstance aggravante depuis une vingtaine d'années- de plus en plus issu d'un seul milieu social. Dans ce petit monde de clones, le vent frais de l'Esprit -celui qu'apporte l'autre, le différent, et souvent le marginal, l'exclus- ne peut même plus souffler, tant de hautes barrières l'en empêchent.

Pour moi, hélas, c'est une tragédie. À ce Jésus qui refuse toute exclusion, qui joue la carte de la fraternité jusqu'à en mourir, elle répond: "Dehors, les divorcés remariés, dehors les homosexuels, restons entre purs !" À ce Jésus qui était venu pour les maltraités, les gens à problèmes, elle oppose sa spectaculaire machine à exclure.

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et pour l'ensemble de l'article c'est ici

 



Le site de l’association David et Jonathan, membre comme Jonas de la Fédération des Réseaux du Parvis.


Marie-Anne Jehl

 

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Publié le 17 Janvier 2013

 L'Association Jonas Mulhouse vous invite à son" Café Jonas" le lundi  21 janvier de 19h à 21h à la Maison du Löwenfels  rue des Franciscains  à Mulhouse autour du thème: "De quoi faut-il débattre dans l'Eglise?" Nous proposons un lieu de libre parole à tous ceux qui s'interrogent  sur leur participation à la vie de leur communauté paroissiale.

L'association Jonas est composée d'hommes et de femmes engagés dans  l'église mais aussi dans la société, elle a pour objectif: promouvoir  une église plus ouverte au monde d'aujourd'hui en permettent des  prises de paroles et de responsabilités plus larges.

     M.Antoinette Dornier,  présidente de l'association

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Publié le 6 Décembre 2012

 Au-delà de Vatican II...

Vivre les défis du monde d'aujourd'hui

 

La place des femmes dans les sociétés et dans les églises

 

Tel était le thème de la soirée du 4 juin 2012 organisée par le groupe Jonas de Strasbourg. Ce sujet est aussi celui de l’Assemblée générale de la Fédération des Réseaux du Parvis, dont nous faisons partie.

 

Nous constatons tous les jours - et les chiffres confirment ce constat - que, dans nos sociétés qui se veulent démocratiques et égalitaires, le sort des femmes évolue trop lentement et que des écarts importants existent toujours entre les deux moitiés de l’humanité. Que dire alors des pays où l’inégalité est inscrite dans la loi ? Et que dire aussi des religions qui, très majoritairement, entérinent et renforcent cette inégalité ?

 

Les Droits de l’Homme ont beau proclamer l’absolue égalité entre femmes et hommes, les lois ont beau vouloir instituer concrètement cette égalité, le « plafond de verre » existe bel et bien dans nos sociétés. Et dans notre Eglise, il s’agit carrément d’un couvercle de béton !

 

Les articles qui suivent sont le fruit de nos réflexions avant et après la soirée du 4 juin.  Ils dessinent un bilan qui peut sembler peu encourageant, mais ils évoquent aussi des femmes qui, dans une société et une Eglise qui n’imaginaient même pas le féminisme, ont pris leur place et exercé leurs talents, et ont été reconnues.                                                                             

 

Nous sommes profondément convaincus que l’égalité des droits pour tous les humains est non seulement une exigence pour une société harmonieuse, mais aussi une conséquence du message évangélique qui, dans une société donnée et à un moment de l’histoire, a bousculé les lignes et libéré tous ceux, et surtout toutes celles, dont on ne reconnaissait pas la dignité.

 

Il y a 50 ans, au moment de l’ouverture de Vatican II, et trois ans plus tard lors de sa conclusion, on ne faisait qu’entrevoir les immenses évolutions qu’allait connaître notre monde. Relever le défi de l'égalité hommes- femmes restait pour les Pères conciliaires un objectif lointain, d’autant plus lointain qu’ils travaillaient… entre hommes. Mais ils sentaient quand même venir l’importance de cette question.

 

Il reste donc beaucoup à faire dans nos sociétés, et encore plus dans l’Eglise catholique, y compris dans une cérémonie qui devrait être une occasion de témoignage, la liturgie du mariage. Et quand nous voyons au quotidien l’attitude de plus en plus explicitement machiste de nombreux membres du clergé catholique, à tous niveaux de la hiérarchie, quand nous entendons leurs discours et tous les stéréotypes qu’ils véhiculent, y compris dans le débat actuel sur le mariage, nous avons de quoi pousser un cri d’indignation.  Vraiment, ça suffit !

 

Mais nous sommes d’incorrigibles optimistes et nous continuons  notre combat, à temps et à contretemps. Les affirmations « définitives » d’aujourd’hui sont les erreurs de demain et nous sommes sûrs que viendra le temps où, comme l’imaginait un atelier le 4 juin, le Pape chantera « la femme est l’avenir de l’homme ».

 

Bonne lecture : ici!

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Rédigé par jonasalsace

Publié dans #@femmes

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