Publié le 21 Janvier 2018

Le groupe Jonas de Strasbourg, lors de sa réunion du 21 novembre dernier, a décidé de proposer sur ce site un « feuilleton Jonas ».

Au fil des semaines, l’un ou l’autre de ses membres écrira un épisode de cette série : des évènements, des réflexions, des lectures, des rencontres, etc. Chaque épisode sera relié à l’un des quatre mots, quatre valeurs fortes et fondamentales pour notre vie de chrétiens aujourd’hui : proximité, témoignage, dialogue, solidarité.

Evidemment, il sera possible à chacune et chacun de réagir à ces textes en laissant un commentaire.

Nous espérons ainsi mieux faire connaitre le vécu des nombreux chrétiens qui dessinent des visages d’Eglise autres que celui que nous renvoient trop souvent les institutions catholiques et les instances du Vatican.

Membres de la Fédération des Réseaux du Parvis, nous sommes convaincus que l’appel du Pape François à aller aux « périphéries » est un défi majeur pour que l’Evangile soit vécu au cœur du monde d’aujourd’hui. Alors, venez et voyez !

 

A bientôt.

 

 

 

 

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Rédigé par jonasalsace

Publié dans #@feuilleton

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Publié le 12 Janvier 2018

Tous les ans, et ce depuis le Moyen Âge, au mois de septembre, a lieu un pèlerinage des ménétriers au sanctuaire de Notre-Dame des Dusenbach, sur les hauteurs de Ribeauvillé. Y participent les personnes, jeunes et moins jeunes, qui prennent en charge une fête médiévale annuelle qui a lieu dans la ville. Arrivés devant la chapelle, les plus âgés y pénètrent pour une célébration eucharistique. Tandis que les jeunes partagent une bouteille de vin sur le parvis. Un jeune adulte explique : "Je laisse les grands parents pour l'esprit religieux. Je suis là pour passer un bon moment avec des gens que j'aime". A l'issue de la messe, un des capucins qui desservent le pèlerinage se veut optimiste : " Le touriste d'un jour est le pèlerin de demain". Est-ce si sûr ?

 

Autre séquence de l'Eglise en Alsace. L'évêque de Strasbourg est en visite pastorale dans la vallée de la Thur. Il y rencontre un groupe de jeunes. Il est heureux de leur parler et leur rappelle que l'avenir de l'Eglise passe par eux. Puis il évoque le "pélé jeunes" [pèlerinage diocésain des jeunes à Lourdes]. Silence dans le groupe qui ne sait pas de quoi il s'agit. L'évêque réagit : "Vous avez le droit de ne pas savoir" puis leur explique ce qu'est un pèlerinage (1).

 

Laissons-nous interpeler par ces jeunes. Sommes-nous réellement incapables de comprendre leurs désirs et les besoins dans un monde en perpétuel changement ? Sommes-nous conscients de l'image très négative de l'Eglise que nous leur donnons ? Pourquoi ne pouvons-nous pas témoigner de la vérité et de la radicalité de l'Evangile plutôt que de leurs asséner des références à une certaine Tradition ? Pourquoi toute velléité de réforme de l'Eglise par des jeunes se heurte-elle à un total immobilisme ?

 

Essayons de comprendre comment on est arrivé à ce paradoxe effrayant : des jeunes préfèrent rester avec les gens qu'ils aiment plutôt que d'aller à la messe...

 

J.P.B.

 

(1) Ces deux scènes figurent dans Paraboles, un  magazine chrétien diffusé par le diocèse de Strasbourg.

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Rédigé par jonasalsace

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Publié le 8 Janvier 2018

Au bout de ma rue, dans le quartier de l'Esplanade de Strasbourg, un drôle de bistrot vient d'ouvrir ses portes. Les barmans se réclament du GUD et de Génération identitaire.

 

Le Groupe union défense (GUD) est une organisation étudiant française d'extrême droite. Il se manifeste par des méthodes particulièrement violentes à l'encontre des mouvements de gauche, des populations immigrées et homosexuelles. Génération identitaire, mouvement politique créé en 2012, appelle les "jeunes Français" à apprendre à se défendre contre l'immigration en organisant des stages de self-défense.

 

A Strasbourg, ces mouvements fondus dans l'association "Bastion social" ont ouvert début décembre 2017 un bar "L'Arcadia". Leur but affiché est de proposer un accueil aux personnes sans domicile, à condition qu'elles soient de nationalité française.

 

L' Association des résidents de l'Esplanade à Strasbourg (ARES) a immédiatement pris position sur cette inquiétante présence dans le quartier : "La solidarité ne peut pas être "sélective". elle ne peut pas être non plus le véhicule d'une expression raciste visant à fractionner, à opposer plutôt qu'à unir toutes les énergies au service des personnes les plus fragiles de notre société. L'action sociale n'est ici qu'un prétexte pour propager une idéologie..., celle de l'étranger qui viendrait manger le pain des Français.

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Rédigé par jonasalsace

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