Publié le 3 Février 2018

La Fédération des Réseaux du Parvis tient à assurer l’équipe nationale du MRJC de son amitié et de son soutien. Les réactions de certains membres de l’Eglise Catholique française, en particulier de Mgr Bernard Ginoux, évêque de Montauban, à la récente prise de position du MRJC à propos de la Marche pour la Vie, montrent de manière tristement éclatante la crispation de l’institution catholique.
Le MRJC est un mouvement chrétien ouvert à tous les jeunes du monde rural, à l’écoute de leurs préoccupations et de leurs projets. Ses responsables sont jeunes, donc proches de réalités que les responsables d’Eglise ne voient pas ou ne veulent pas voir. Déclarer que le MRJC n’est plus un mouvement catholique parce qu’il met en question la doctrine officielle, est ce vraiment la manière évangélique d’aborder une question dont nul ne sousestime l’importance ? Personne ne demande à Mgr  Ginoux d’être d’accord avec le MRJC, mais les pasteurs de l’Eglise catholique ne devraient-ils pas écouter ces jeunes et dialoguer avec eux dans le respect et l’ouverture d’esprit, plutôt que de les exclure ? L’Eglise catholique a-t -elle oublié à ce point que «catholique» veut dire« universel » ? Ou alors conçoit-elle l’universalité comme une unanimité et une uniformité qui ne concerneront plus grand monde d’ici quelques années ?

 

Pour le bureau de la Fédération des Réseaux du Parvis , le président,
Georges Heichelbech
georges.heichelbech@wanadoo.fr

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Vous trouverez la réponse du CEF ici!

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Un débat sur le thème "Dans l'Eglise peut on débattre de tout?" sur le blog "Etat d'âme"
 

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Rédigé par jonasalsace

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Publié le 28 Janvier 2018

De jeunes chrétiens du Mouvement rural de la Jeunesse chrétienne (MRJC) se sont désolidarisés de la "marche pour vie" dont des partisans se réclament d'idéologies peu respectueuses des femmes, des homosexuels ou des musulmans. Ces jeunes, pourraient-ils encore se dire chrétiens s'ils partageaient ces sentiments de haine ?

 

Un évêque déclare qu'une femme qui recourt à l'interruption volontaire de grossesse tue un enfant. Ces jeunes, pourraient-ils encore se dire chrétiens s'ils adhéraient à ce jugement ?

 

"Voyez comme ils s'aiment" disait-on des premiers chrétiens. Pourquoi ne pourrions-nous pas le redire de nos jours, plutôt que de subir le besoin permanent de culpabilisation de certains responsables d'Eglise  ? Ne se rappellent-ils pas des paroles de Jésus lorsque des scribes et des pharisiens voulaient lapider une femme : " Que celui d'entre vous qui est sans péché jette le premier la pierre contre elle... Quand ils entendirent cela, accusés par leur conscience, ils se retirèrent un à un, à commencer par les plus âgés (Jean 8, 7,9).

 

Jean-Paul Blatz

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Rédigé par jonasalsace

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Publié le 23 Janvier 2018

Il y a des écoles pour apprendre à parler, à convaincre… Et si l’on apprenait à faire silence, à écouter, pour qu’une parole puisse surgir en l’autre et en nous-mêmes… et que nous l’entendions ?

Il y a quelques semaines, l’association strasbourgeoise  « SOS, Aide aux Habitants » où je fais de la médiation pénale ou de proximité depuis une vingtaine d’années avait organisé un stage de formation. L’animatrice de cette session était Jacqueline Morineau. Cette érudite aux multiples casquettes enseigne et pratique depuis 33 ans la « médiation humaniste ». Pour elle, tout conflit matériel cache une dimension profonde qu’il faut s’attacher à débusquer et à laisser s’exprimer. A la fin d’une médiation conflictuelle aboutie, ce n’est pas essentiellement le problème qui est réglé mais ce sont les personnes qui ont découvert les vraies demandes – la leur, celle de l’autre – et qui ont changé.

Ce que Jacqueline Morineau dit de la médiation humaniste ne peut-il pas s’appliquer à toutes nos rencontres : rencontres amicales, rencontres conflictuelles, rencontre de celui qui pour nous est étranger ? Pour cela, il est essentiel que dans nos rencontres, notre but premier, et tout au long de la rencontre, ne soit pas de placer ce que nous avons à dire mais d’écouter l’autre, d’être miroir. La formule : « je sens que… » concernant l’autre doit être suivie d’un long silence. Ce silence qui pendant nos jeux de rôles nous semblait si long ! Que de fois, lorsque celui qui avait le rôle de médiateur voulait intervenir, Jacqueline lui faisait signe, discrètement, « ne dit rien » … Oh silence, long silence qui laisse le temps à l’autre de descendre dans son labyrinthe pour y trouver peut-être une lumière, une issue… parfois jaillissent des larmes… silence qui nous permet à nous-mêmes de rejoindre notre intériorité…

Je pense ici à cette scène rapporté dans l’Evangile de Jean : Jésus sort du tribunal où il vient d’être condamné, il regarde Pierre qui par trois fois vient de le renier. Il ne dit rien… Pierre le renégat se met à pleurer ; il peut maintenant devenir lui-même : celui que Jésus appelait Pierre-roc !

Heureux, je crois, ceux qui dans les rencontres savent offrir à l’autre leur silence, un silence plein de respect, d’empathie, de sympathie… Ils sauvent l’humain en l’homme.

 

Jean-Marie Bedez

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Rédigé par jonasalsace

Publié dans #@feuilleton

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