Publié le 23 Février 2014

Lu dans une proposition de célébration dominicale animée par des laïcs :


« Tous se lèvent au moment où l’on chante l’acclamation de l’Évangile. L’Évangile, cependant, n’est pas proclamé, mais lu. Celui qui en fait la lecture ne s’avance pas à l’ambon en procession et accompagné des cierges ou de l’encens. Il se contente de dire avec sobriété : De l’Évangile de Jésus Christ selon saint N. Aucune acclamation n’en conclut la lecture … »


C’est comme si l’Évangile voyageait en 2e classe, la 1e classe étant réservée implicitement à sa lecture par le clergé, qui a le privilège de saluer l’assemblée par la formule « Le Seigneur soit avec vous… » Soit. 


Mais à qui l’encens et les cierges sont-ils destinés ? À l’Évangile ou à son lecteur ? Si le lecteur n’en est pas digne, pourquoi pénaliser l’Évangile ? Il faudrait au contraire doubler la ration d’encens (si l’assemblée le supporte) et quadrupler les cierges, pour compenser l'infériorité du lecteur !


Marcel Metzger

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Rédigé par jonasalsace

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Publié le 15 Février 2014

" Gott parle-t-il dütch?"

- Qu’est-ce que c’est ? Un rassemblement œcuménique transfrontalier

- Pour qui ? Les jeunes, les enfants, les adultes, tous ceux qui travaillent à l’unité des chrétiens

Les représentants de nos églises des trois régions nous ayant demandé de mettre l'accent sur les jeunes, c'est une équipe de jeunes de nos trois régions qui proposeront les temps forts pour la jeunesse: temps de prières, de musique, concours de groupes musicaux,la  Bible en chants et en gestes, un parcours d'agilité, un " wunder-bar", la construction d'une tour de Babel, un mur d'escalade, du théâtre de rue, un concert,..tout ce qui permet les échanges entre des jeunes qui ne maîtrisent pas la langue de l'autre..

 

 

Quand ? Le samedi 24 mai à partir de 9 h 30

Où ? À Lörrach

La journée se déroulera au centre de Lörrach sur et autour de la place du marché où se dressera un podium: les organisateurs ont ainsi privilégié la visibilité, l'ouverture au monde. Chacun pourra prier, écouter, partager, chanter; rencontrer sur la place publique.

Il y aura au programme: des temps de prières, des ateliers, des stands, des table-rondes, sur des thèmes comme: la diaconie, l'immigration, le monde du travail, les traductions de la Bible, des ateliers sur la Bible, parler de la foi dans un monde d'incroyants, le langage de la lithurgie,les nouveaux langages pour parler des merveilles de Dieu: images et médias, un parcours des religions....

 

Plus de renseignements sur le site www.kirk2014.org
 

Pour le sud de l’Alsace, un transport sera organisé pour faire le déplacement à Lörrach. Renseignements auprès de Marie Antoinette Dornier m-a.dornier@orange.fr 03 89 59 19 77

Pour le programme jeunes, renseignements auprès de Marie Pierre Causer aumônerie.lescigales@laposte.net  03 89 60 63 19 ou 06 30 95 90 06

Pour le programme enfants, renseignements auprès de Dominique Fuchs animatricezonemulhouse@laposte.net  03 89 60 63 09

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Rédigé par jonasalsace

Publié dans #@rencontres

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Publié le 19 Janvier 2014

 

Le 20 octobre 2013 les groupes Jonas d'Alsace se sont rencontrés à Sélestat (Bas-Rhin) pour un moment de partage, de réflexion et de prière. A partir de son expérience pastorale et comme observateur attentif de l'évolution de la société, Jacques Noyer, évêque émérite d'Amiens, a enrichi notre réflexion sur les manières d'être des témoins de la parole que nous avons en héritage dans un monde en profonde mutation.

 

Quelques pistes de réflexion évoquées par Jacques Noyer.

 

L'Eglise est dans le monde. Dans un monde qui change. Pour rester elle-même, l'Eglise doit aussi changer. Pour rester fidèle à sa mission de toujours : annoncer au monde l'espérance. L'espérance d'un horizon de fraternité et d'amour. Et cela oblige chaque chrétien, chaque communauté, chaque diocèse et l'Eglise toute entière à changer.

 

Cette nécessaire évolution implique un abandon de tout ce qui reste dans notre pratique et notre vision d'Eglise du temps de chrétienté. La chrétienté est un  temps de l'Eglise, un moment où l'Eglise s'est retrouvée, surtout en Occident, responsable des sociétés. Elle s'est trouvée en situation d'organisatrice. Elle donnait les règles. D'une certaine façon elle faisait les lois, des lois inspirées d'en-haut. Elle pensait sauver les hommes avec de bonnes lois.

 

L'histoire a déjà donné quelques coups de boutoir à cette prétention. Jusqu'au concile Vatican I, l'Eglise s'est arc-boutée pour défendre ce programme. Vatican II, pour la première fois, a tenté de penser l'Eglise après la chrétienté, lorsque celle-ci n'est plus maîtresse de la société comme elle pouvait le prétendre autrefois. Aujourd'hui le rôle de l'Eglise est toujours aussi urgent, peut-être même plus urgent que dans le passé, pour accompagner ceux qui cherchent, ceux qui tâtonnent, ceux qui se sentent exclus, ceux qui paraissent rejetés par la loi elle-même.

 

Malheureusement nous avons gardé des réflexes de chrétienté. Nous voudrions jouer les maîtres d'école. Faire régner le silence dans les rangs. Alors que le rôle premier de Jésus a été d'aider les hommes à s'épanouir par la Bonne Nouvelle, à savoir que Dieu est un père.

 

L'Eglise offre un horizon. Non seulement par des règles, mais par un rêve. Le rêve de Jésus lui-même, celui d'un monde uni, d'un monde fraternel, où les petits seraient accueillis comme les grands. Où tout serait renversé selon le regard humain, mais où tous se retrouveraient dans une attitude dessinée par les béatitudes.

 

Aujourd'hui, nous sommes en capacité de remettre en route notre Eglise qui semblait s'être figée comme un organe témoin d'une civilisation dépassée. François, évêque de Rome lui-même a parlé. Non pas en donnant des ordres ou en utilisant son prestige de souverain pontife pour faire passer de nouvelles lois - ce qui serait d'ailleurs impensable... Mais comme une personne qui ouvre les yeux sur le monde. Qui, au lieu de défendre une morale, pense aux hommes. Particulièrement à ceux qui ont du mal à sortir d'une vision désespérée de l'existence. Une personne qui offre à notre humanité du XXIème siècle une espérance, un horizon, même si nous ne connaissons pas précisément le chemin par lequel il faut passer. 

 

Commençons par changer votre manière d'être. Nous avions peut-être le défaut, depuis un certain temps, d'attendre quelque chose qui descende du pape, des ordres pour réformer l'Eglise, des décisions qui s'imposeraient. Ces décisions viendront après. Dans un premier temps que chaque chrétien retrouve prioritairement l'amour des frères, la miséricorde dans leur accompagnement, fussent-ils les plus violents, les plus éloignés de nos vies quotidiennes.

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Rédigé par jonasalsace

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